Hier, pendant ma sortie en forêt, je me suis rappelée que, pour écrire, j’ai besoin de marcher. De bouger. De respirer l’odeur de la terre.
Tout autour, la forêt vibrait doucement, me ramenant à l’oreille le bruissement d’une conversation ancienne entre les arbres. Le vent glissait entre les branches, faisant frémir la canopée et craquer les rameaux morts suspendus. Par moments, un oiseau s’envolait dans un battement d’ailes sec.
Écrire demande du souffle. De l’endurance. Une forme de constance, même dans les jours creux. Ce n’est pas seulement une inspiration magique qui tombe du ciel, c’est un geste qu’on pratique, une présence qu’on cultive.
Marcher en forêt me rappelle cela : le rythme vient en avançant, car l’équilibre se trouve dans le mouvement.
L’écriture, comme le corps, a besoin d’entraînement, de patience… et de cette lumière tamisée qui se faufile entre les branches.

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