Sophie-Luce Morin vit en Estrie, entourée de son héros, de la forêt et de ses livres. Elle raffole du chocolat, parle aux plantes, cherche inlassablement le mot juste et peut dire une bonne douzaine de niaiseries par jour. Passionnée de jardinage et de musique, elle cultive l’harmonie comme on cultive un jardin : avec patience, écoute et émerveillement. Formée en littérature, en psychologie et en éthique, elle écrit des histoires depuis qu’elle sait tenir un crayon. Elle croit au pouvoir des mots pour semer du sens… et parfois un peu de résistance.
Photo © Catherine Trudeau, 2025
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Tu m’appelles Amalia
« Selon mes calculs, cela ferait au moins six millions quarante-huit mille secondes que je macère ici ; cent mille huit cents minutes que j’ai perdu la tête ; mille six cent quatre-vingts heures à ne voir qu’une image floue de moi-même — car il n’y a pas de surfaces réfléchissantes, hormis les fenêtres, dans cette pièce. Soixante-dix jours à boire et à manger dans de la vaisselle de plastique. Bien sûr, ces calculs sont approximatifs : il n’y a pas de calendrier ni même d’horloge ici. Si je sais à peu près où me situer dans le temps, c’est grâce au journal que je tiens depuis que mes blessures se sont résorbées. »
Comment Jeanne Rivard s’est-elle retrouvée dans cette chambre, auprès de cet homme qui prétend être son père et qui l’appelle Amalia ? Les souvenirs épars qui remontent à la surface ne concordent en rien avec ce que cet inconnu lui raconte du passé.
Tout au long de ce thriller psychologique redoutablement efficace, la jeune fille tente d’échapper à son ravisseur. Et puisqu’il faut bien meubler les longues heures passées enfermée avec elle-même, elle écrit. Mais traque-t-elle les bons souvenirs ? Et si elle n’avait plus toute sa tête ? N’entend-elle pas des voix ?
Il suffit de peu, parfois, pour que la fiction prenne le pas sur le réel.
Mes publications
Mes réflexions…
Souvenir de mon fleuve
Je me revois passer de longs moments assise sur les rochers de la berge, à écouter le clapotis de l’eau et à suivre les bateaux du regard. Je me souviens de l’odeur, celle des algues, de la vase et du fleuve en été. Aucun écran pour venir briser ce rythme.
Le retour du printemps
Dans la brume bleue, le jardin respire le calme. La neige ne résiste plus.
Peut-on arrêter de faire semblant que tout est normal sans s’effondrer ?
Ce qui ferait vraiment avancer les choses, ce serait que nous devenions collectivement lucides, au lieu de vivre dans le déni. Des villes suffoquent sous des chaleurs records, des régions manquent d’eau, les glaciers fondent, et autour de moi, on parle de voyages : l’Australie, le Japon, l’Antarctique, le petit…
Mes fleurs me tiennent lieu de printemps
Je n’en peux plus de cet hiver qui ne veut pas céder sa place. Et pourtant… je suis allée courir ce matin. Devant moi, le paysage était d’une beauté lumineuse, presque irréelle. Comme quoi, même à bout, on peut encore se laisser surprendre.
Le ruisseau de mon enfance
Je le connaissais par cœur : le courant, les rochers, les reflets, la mousse glissante sur les pierres, celle dont il fallait se méfier. Rien ne m’échappait.
Beautés d’hiver
Quand j’étais enfant, je passais des heures à nettoyer les plates-bandes de l’immense potager de mes parents. Je trouvais ça relaxant. Encore aujourd’hui, ce geste, pour moi, est comme méditer. C’est souvent un moment idéal pour écrire. J’ai d’ailleurs résolu plusieurs problèmes dans mes textes en désherbant.
Les fêtes d’enfants
Ces dernières années, les fêtes d’enfants semblent prendre des proportions impressionnantes : décorations thématiques, gâteaux spectaculaires, sorties dans des centres d’amusement ou ailleurs. On dirait parfois que l’anniversaire d’un enfant doit désormais devenir un véritable événement.
L’art difficile du haïku
Je découvre peu à peu cet art difficile. Trois vers seulement… pour tenter d’exprimer l’immensité du monde. Toute une aventure ! J’y ai notamment appris que le haïku ressemble un peu à une photographie, en ce sens que l’auteur tente de saisir un moment qu’il a vécu comme un instantané.
Événements à venir
samedi 18 avril 2026, de 10 h à 16 h
Salon clandestin du livre à Fort Saint-Jean
Le 18 avril prochain, je serai au Salon clandestin du livre, à Fort Saint-Jean, pour la journée. J’aime ces moments où les livres deviennent des prétextes à la rencontre. Venez me voir ! On prendra le temps de parler d’écriture, de lectures, de projets. Au plaisir de vous y croiser !
Adresse :
15, rue Jacques-Cartier N.
Saint-Jean-sur-Richelieu (Québec)
J3B 8R8
dimanche 17 mai 2026, de 10 h à 16 h
Salon du livre de Vaudreuil-Soulanges 2026
Le 17 mai prochain, je serai au Salon du livre de Vaudreuil-Soulanges 2026. J’y passerai la journée et j’aimerais vraiment vous y retrouver pour discuter, échanger, parler livres et projets d’écriture en cours. Un lieu magnifique, des auteur·es passionné·es… et vous. J’espère vous y croiser !
Adresse :
3093 Bd de la Gare
Local 1–2‑3
Vaudreuil-Dorion (Québec)
J7V 9R2


















