Sophie-Luce Morin vit en Estrie, entourée de son héros, de la forêt et de ses livres. Elle raffole du chocolat, parle aux plantes, cherche inlassablement le mot juste et peut dire une bonne douzaine de niaiseries par jour. Passionnée de jardinage et de musique, elle cultive l’harmonie comme on cultive un jardin : avec patience, écoute et émerveillement. Formée en littérature, en psychologie et en éthique, elle écrit des histoires depuis qu’elle sait tenir un crayon. Elle croit au pouvoir des mots pour semer du sens… et parfois un peu de résistance.
Photo © Catherine Trudeau, 2025
Nouveauté
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Tu m’appelles Amalia
« Selon mes calculs, cela ferait au moins six millions quarante-huit mille secondes que je macère ici ; cent mille huit cents minutes que j’ai perdu la tête ; mille six cent quatre-vingts heures à ne voir qu’une image floue de moi-même — car il n’y a pas de surfaces réfléchissantes, hormis les fenêtres, dans cette pièce. Soixante-dix jours à boire et à manger dans de la vaisselle de plastique. Bien sûr, ces calculs sont approximatifs : il n’y a pas de calendrier ni même d’horloge ici. Si je sais à peu près où me situer dans le temps, c’est grâce au journal que je tiens depuis que mes blessures se sont résorbées. »
Comment Jeanne Rivard s’est-elle retrouvée dans cette chambre, auprès de cet homme qui prétend être son père et qui l’appelle Amalia ? Les souvenirs épars qui remontent à la surface ne concordent en rien avec ce que cet inconnu lui raconte du passé.
Tout au long de ce thriller psychologique redoutablement efficace, la jeune fille tente d’échapper à son ravisseur. Et puisqu’il faut bien meubler les longues heures passées enfermée avec elle-même, elle écrit. Mais traque-t-elle les bons souvenirs ? Et si elle n’avait plus toute sa tête ? N’entend-elle pas des voix ?
Il suffit de peu, parfois, pour que la fiction prenne le pas sur le réel.
Mes publications
Mes réflexions…
Appeler les mots
Mon écriture ne naît pas devant un écran, mais dans ces espaces où le corps se fatigue et s’épuise juste ce qu’il faut. J’écris avec mon corps : mes poumons, mes muscles, mes blessures, mes douleurs autant qu’avec ma tête, mon cœur, mes hésitations, mes silences et mes recommencements. J’écris…
La passion
Avoir une passion, c’est rester en lien avec ce qui vibre en nous. C’est aussi refuser de se laisser engloutir par le chaos du monde.
Le matin est mon moment préféré
La neige étouffe les bruits. Le soleil passe bas, étire les troncs, ralentit le temps. La nuit se retire à pas de loup.
Haïku pour mes violettes
Ces fleurs-là me tiennent compagnie. J’en prends soin comme je prends soin des mots. Avec une attention quotidienne. Elles me rendent bien plus qu’elles ne me demandent. Prendre soin d’une plante nous ancre. Et le bonheur se trouve souvent là : dans ce qui nous ramène doucement au présent.
La forêt respire en sourdine
La neige s’est posée sur les branches, révélant leurs lignes gracieuses, leur beauté offerte au silence.
Haïku de la forêt
Je suis encore une bébé « haïkuienne », et je découvre cette forme avec beaucoup de plaisir. J’essaie, je joue avec les mots, je me laisse surprendre par ce qui surgit, sans trop chercher à comprendre.
Le câlin du matin
il reste des gestes minuscules qui gardent au chaud. Un café imaginaire, par exemple. Un câlin du matin. Une pause pour reprendre son souffle…
Les coureuses
Il fallait nous voir, les pieds dans la poudreuse neuve, reconnaissants devant tant de beauté, le souffle court, le cœur ravi.
L’empreinte de ton mouvement
Tu avances sans bruit, avec la légèreté de l’oiseau Tes pas oscillant entre la certitude, l’insouciance et l’hésitation.
Un sentiment de perte
Ce sentiment de perte lente ne me lâche plus. Il s’est incrusté en moi sans bruit, sans fracas, aussi furtif que le brouillard dans la forêt.
Le printemps reprendra ses droits
La rudesse de l’hiver t’écorche. Le vent use le paysage et, au passage, marque la peau de ton visage.
Redoubler de bienveillance
L’agitation du monde. La colère. L’impuissance. Et le regard qui reste accroché aux petites choses.
La neige garde le chemin
Sous l’arche des branches la neige garde le chemin pour les coureuses qui reviennent
La promesse d’un prochain rendez-vous
Sur le métal, la neige s’est posée, accentuant les courbes du petit banc, gardien de la mémoire des corps, et de ce qui les liait, des saisons traversées, des confidences, des rires, des larmes, parfois.
Mes voeux pour 2026 !
Pour 2026, je nous souhaite la santé, la paix et le dialogue. Je nous souhaite la créativité comme espace de résistance, la recherche patiente de solutions, celles qui réparent, rassemblent et redonnent espoir. Surtout, que la beauté foisonne.
Choisir la joie
Garder un esprit joyeux dans le désordre du monde demande un effort et, pour être honnête, certains jours, j’y arrive moins bien. C’est dans cette fragilité même que se loge, pour moi, le sens de cette posture : la joie, lorsqu’elle est consciente et lucide, n’ignore pas les tensions extérieures…
Comme une incarnation de la joie
Des fragments de couleurs, des chemins cousus à la main, plusieurs détours, des élans, des recommencements.
Là où le froid réchauffe
Tout vibre autour de toi. Les arbres frémissent, le silence craque, et dans ce tumulte, quelque chose cède.
Le bonheur de créer !
Comme d’habitude, j’avais envie de joie, de couleurs pétantes, de foisonnement ; d’un bouquet qui déborde et qui célèbre le plaisir de créer.
L’hiver magnifie la magie
Ici, l’hiver magnifie la magie, la rend plus mystérieuse encore et d’autant plus précieuse.
Dans mon pays de vallons
Après la tempête, la lumière s’est faufilée entre les troncs, fidèle à sa manière de faire ici, dans mon pays de vallons. Discrète, persistante, une présence qui veille, toujours.
Mon cœur s’écrie
L’hiver sculpte le givre, et les arbres, en sentinelles patientes, réchauffent le monde au creux de leur tronc. Mon lac me reconnaît, ma forêt me raconte, ma maison m’abrite. Et dans ce souffle, mon cœur s’écrit.
La forêt des fées
Étendue givrée, arabesques irisées, beauté presque surnaturelle — un instant fugace dans un monde qui retient son souffle.
Dans la lenteur du matin
La forêt te garde, immobile ; les réponses reposent déjà dans l’écho du vent froid qui franchit la clairière avant toi.
Ma forêt de dentelle
Un voile bleu tombe sur ma forêt de dentelle, un autre, rosé, se lève au loin. Entre les deux, les sentinelles veillent, immobiles, gardiennes d’un secret millénaire.
Dans ce silence bleu
Et dans ce silence bleu, vaste ciel, un souffle chaud dans la froidure, présence diaphane, quelqu’un veille — toi, peut-être.
Le chemin qui conduit au rêve
Les ombres avancent sans bruit, étirant leurs longs corps bleus sur la blancheur vibrante du matin. La lumière respire. Rien ne presse.
Écoutons la neige tomber
Dans mon jardin, les arbres veillent, les ombres perdent leurs griffes.
L’Adieu au bateau
Ce qu’on attend d’un livre, c’est exactement ce que Johanne Fournier nous offre : un espace à soi dans son histoire à elle. Un lieu silencieux où nos propres pertes trouvent enfin un écho, où la douleur peut se déposer sans fard.
Dans le silence de l’hiver
Le silence de l’hiver enveloppe le lac, la forêt, ma maison. Il étouffe le tumulte du monde, ravive les souvenirs ou appelle les rêves, peut-être.
Cette beauté nous sauvera
Dans ce silence de novembre, ta voix portée par le vent, ta main effleurant mon épaule, et tes mots : cette beauté nous sauvera.
La lente victoire du corps sur la douleur
Les victoires durables se tissent dans la constance et la persévérance. La nature nous le rappelle sans cesse : sous la neige, tout semble au repos, mais la vie veille, obstinée. Comme le ruisseau qui poursuit sa route sous la glace, ou ces feuilles de chêne qui résistent jusqu’à la…
La magie de Noël… deux mois à l’avance !
Cette semaine, j’ai eu l’impression que la ville s’était réveillée dans un autre monde. La veille encore, les vitrines regorgeaient de sorcières, de citrouilles, de toiles d’araignées et de petits monstres en plastique. Le lendemain, Halloween s’était évanouie, balayée par la neige artificielle, les sapins enguirlandés, les angelus et les…
Sur fond de noir, la lumière se fait plus vive
L’art établit un dialogue silencieux entre l’ombre et la lumière, entre la tristesse et la joie. Et dans cet échange, il arrive qu’on trouve enfin l’apaisement.
Petit oiseau de toutes les couleurs
Nous oublions parfois que protéger la nature, c’est aussi nous protéger nous-mêmes. C’est préserver la beauté, la lumière des matins clairs, le bruissement du vent dans les arbres et le chant des oiseaux. Agir tout de suite plutôt qu’attendre, c’est offrir à nos enfants l’espoir. C’est leur dire qu’on se…
L’apaisement dans l’ordinaire du jour
Nous vivons à un rythme qui laisse peu de place à la lenteur, et pourtant, il existe une forme de bonheur qui ne peut advenir que par notre attention au moment présent. Un bonheur que rien ne peut acheter : la contemplation, qui nous invite à regarder autrement, à nous arrêter…
Ma montagne peuplée de géants
J’aimerais réapprendre à me laisser traverser par la lumière, par la magie, par ce qui est en train de changer, sans chercher à contrôler, à retenir ni à me protéger. J’essaie d’accepter pleinement ce qui vient : la fatigue, la nostalgie, mais aussi la beauté fragile de l’automne. Je veux…
Mon jardin intérieur
Mon bouquet est un jardin intérieur, qui n’obéit pas aux cycles naturels des saisons ; un lieu où rien ne fane et où tout recommence sans fin. Chaque fois que je le regarderai, je repenserai aux doux souvenirs qui s’y rattachent.
Mono no aware ou la fidélité à l’instant
Chaque automne, les feuillus fleurissent à leur manière. Pendant quelques semaines à peine, ils s’enflamment de rouge, d’or et d’ocre, avant de laisser tomber leurs feuilles, emportées au gré du vent. La lumière devient plus douce, les journées plus courtes. On sent venir la fin, et c’est justement ce qui…
Tout recommence, même ce qui s’éteint
Le bourdon ne luttait plus. Il s’enfonçait doucement dans la fleur mouchetée, comme pour s’y dissoudre, en laissant derrière lui ce qui lui restait d’énergie et de chaleur. Autour de lui, le jardin bruissait encore. Les feuilles craquaient sous le vent, la lumière dansait sur les tiges, indifférente et bienveillante…
Entre le dessin et l’écriture : un même élan
J’ai commencé par l’oiseau, puis par la fleur jaune. Le reste s’est déployé peu à peu, comme si tout s’était, inconsciemment, déjà mis en place dès le premier trait. J’aime les couleurs vibrantes, cette impression que l’été est encore là… peut-être.
Le jardin d’Élana
Quand je marche entre les arbres, quand je m’arrête près du petit pont ou au détour d’une plate-bande, j’ai l’impression d’entrer dans une histoire plus grande que moi. Et dans cette histoire, Élana est là, gardienne silencieuse, offrant son visage au soleil, à la pluie, aux saisons qui passent et…
Comme une rivière qui jaillit entre les pierres
Je n’avais aucun plan, aucune certitude quand j’ai commencé à tracer les lignes de cette œuvre. J’ai simplement laissé les couleurs s’avancer les unes vers les autres, se rencontrer, se contredire parfois, et le mouvement est né de lui-même. Le cuivre, l’ocre et l’orangé ont pris racine comme une terre…
Accorder mon souffle à celui du monde
Mes livres sont habités par cette conviction : on peut trouver de la beauté dans ce qui se brise comme dans ce qui se noue, dans les revers comme dans les victoires, dans les aurores comme dans les crépuscules.
Êtes-vous otrovert.e ?
On connaît les introvertis, tournés vers l’intérieur. On connaît les extravertis, qui s’épanouissent au cœur du groupe. Mais le psychiatre renommé Rami Kaminski propose un troisième terme : les otroverts. Il désigne ces personnes qui, même entourées et appréciées, ne se sentent jamais totalement à leur place dans un groupe.
Une illustration inspirée des romans feel good japonais
Entre deux lectures plus ardues, j’aime me laisser porter par des romans qui apaisent et réconfortent. « Le restaurant de l’amour retrouvé », par exemple, est tout à fait le genre de livre qui m’aident à ralentir après m’être cassé la tête pour mon cours d’éthique. On y savoure le parfum d’un…
L’art est partout !
L’art naît d’abord du désir de traquer la beauté, d’inventer une forme, de faire surgir ce qui n’existait pas encore, ou pas sous cette forme. Tout a peut-être déjà été écrit, dit, dessiné, peint ou cuisiné, mais jamais par moi.
Un bouquet surprise !
Ce bouquet n’était pas prévu. En retirant le tuteur, j’ai accidentellement cassé plusieurs tiges de la plante. Me voilà donc avec ces dahlias flamboyants dans un vase. J’ai eu la chance d’en saisir l’éclat sous le soleil du midi ! Toutes les fleurs ne se prêtent pas aux bouquets, mais celles-ci,…
Une fleur pour redonner le sourire…
Les anémones japonaises illuminent le jardin en ce moment, avec leur rose éclatant et leur cœur doré. Une vraie touche de bonheur, surtout à cette saison où la lumière se fait plus feutrée. Parfois, il suffit d’une fleur pour me redonner le sourire.
Un feu d’artifice floral
Alors que le rythme ralentit et que les couleurs commencent à se faner, l’hibiscus déploie un dernier feu d’artifice floral, comme s’il voulait graver sa présence dans la mémoire du jardin.
La résistance des fleurs
La nature nous abrite, nous nourrit, nous élève. Aimons-la, protégeons-la.
Une touche de gaieté dans ma vie !
Avec cette première violette achetée un peu par dépit, j’ai découvert une compagne fidèle, qui ajoute une touche de gaieté dans ma vie en fleurissant sans relâche, et me rappelle que la joie se cultive, elle aussi, jour après jour.
La nature parle une langue familière
La nature parle une langue qui m’est familière. Dans la patience des arbres, leur résilience ou la fragilité d’une fleur, j’ai trouvé des réponses introuvables ailleurs. Et en tant qu’écrivaine, c’est vers ce lieu que j’aime conduire mes lecteurs.
Dans les fissures de la pierre
Dans les fissures de la pierre, la vie creuse ses refuges. Les lichens tissent leurs colonies patientes, orange et gris, mais c’est ce bleu qui retient mon regard. Un bleu presque céleste, comme si un éclat de ciel s’était accroché au minéral.
Et si nos mots fabriquaient l’avenir ?
Chaque jour, les mêmes mots reviennent, comme un refrain obsédant : crise climatique, effondrement de la biodiversité, tensions sociales. Les prédictions du pire s’infiltrent dans nos conversations, dans nos écrans, nos écrans et nos imaginaires. Mais je me demande si, à force de marteler l’inéluctable, nous ne finissons pas par nourrir…
Nos zones d’ombre
Chaque saison, à chaque heure du jour, offre au jardin une lumière différente. Ce matin, le soleil, dissimulé derrière les arbres, projetait leurs ombres effilées sur l’herbe encore fraîche.
Je n’écris pas vite
Je l’ai déjà dit : je n’écris pas vite. Parce qu’écrire me prend tout : ce que je suis, ce que je ne suis pas, ce que je rêve encore de devenir. Écrire me prend mes jours, mes nuits. Mon présent, mon passé, mon futur. Mes certitudes, mes silences, mes…
Des mots qui réparent
Dans le vacarme du monde, je choisis d’écrire pour apaiser. Il m’arrive souvent de vouloir publier mes réflexions sur l’actualité, mes avis sur la politique, mes élans de colère ou de découragement devant certaines nouvelles. Les mots me viennent vite, prêts à se jeter sur la page. Mais, presque toujours,…
Chercher ce qui nous manque
On passe parfois sa vie à chercher ce qui nous manque. On se compare, on court, on rêve d’ailleurs, on croit qu’il faut toujours plus pour être comblé. Et puis, un jour, on s’arrête, et on regarde.
Un jardin est un lieu sacré
Un jardin est un lieu sacré, où le temps existe autrement. Chacun a sa couleur propre, son langage. Mais chaque visiteur y trace un chemin qui n’appartient qu’à lui. Mercredi dernier, j’ai eu le bonheur de visiter les jardins de la Seigneurie de l’île d’Orléans. L’un des plus beaux que…
Viens donc t’asseoir avec moi sur le quai
Viens donc t’asseoir avec moi sur le quai. On peut parler. Ou se taire. Mais je t’en prie… lâche ton cell. Le monde peut attendre.
Une chevelure en délire posée sur un épi
J’ai reçu cette liatris d’un voisin, il y a quelques années. Depuis, elle revient à chaque saison, fidèle. Éclatante, fière et légèrement impertinente, elle pousse droite, tendue vers le ciel comme un point d’exclamation jeté au cœur du fouillis.
Un désordre apparent
Si je fais des plans quand j’écris, je n’en fais aucun quand je jardine. Je plante comme on jette des couleurs sur une toile trop sage : aux coups de cœur. Je n’aime pas les rangées, mais le désordre qui donne du relief au paysage. Il me faut du vif, du…
Puiser le bonheur au quotidien
« Le bonheur est dans le calme, les choses ordinaires. Une table, une chaise, un livre et le pétale tombant d’une rose. » — Virginia Woolf Il y a des jours où une simple fleur, posée sur le coin d’une table, suffit à nous redonner le sourire. Comme un éclat de joie…
Créer de la beauté autour de soi
« Chaque geste de beauté offert au monde est un baume posé sur ton âme. » [librement inspiré d’Alice Walker] Je repensais à cette phrase ce matin, en arrosant mes fleurs. Créer de la beauté autour de soi, cela peut être aussi simple que de remettre un peu d’ordre dans la maison,…
L’invisible qui nous tient debout
Sur une marguerite échevelée, une syrphe aux ailes de fée butine, alliée discrète du vivant. L’œil distrait ne remarque pas sa présence. Et pourtant, tout repose sur des insectes comme elle : ils butinent, brassent la terre, transportent le pollen et nourrissent le vivant. Leur labeur ne fait pas de bruit,…
Choisir avec soin
Je l’ai choisi avec soin, cet Hydrangea macrophylla aux pompons rose tendre, peut-être un Endless Summer, à moins que ce ne soit Bouquet Rose. Qu’importe, je l’adore. Je l’ai planté à un endroit précis du jardin, pour pouvoir l’apercevoir depuis la cuisine, le salon, mon bureau, et même la chambre.…
Une fleur s’épanouit
Une fleur s’épanouit, et bien souvent, on ne la voit pas. On passe à côté, pris dans le tumulte, le bruit et les choses à faire. Mais si l’on savait tout ce qu’il faut pour qu’elle s’ouvre : la lumière qui réchauffe et caresse, l’eau qui abreuve et murmure, la terre…
Un sanctuaire tissé de vert
Ce sanctuaire tissé de vert, de lumière, de sons et d’odeurs, c’est mon jardin. Je m’y recueille, j’y écris. J’en prends soin comme d’un être aimé. Et lui, en retour, m’enseigne la patience, l’attention et l’écoute. Il m’invite au silence, à la lenteur, au présent. Il n’est pas de lieu…
Quand plus rien ne semble faire sens
Quand ça ne va pas, quand plus rien ne semble faire sens, quand tu te sens seul au milieu du vacarme du monde : trouve ton arbre. Pose ta main sur son tronc. Enlace-le. Laisse ton regard glisser lentement jusqu’à sa cime. Écoute le bruissement de ses feuilles : on l’entend parfois,…
Gertrude
Je vous présente Gertrude, une roche ancienne, un peu râleuse mais pleine de sagesse. Elle vit ici depuis quelques milliers d’années, j’en suis certaine. Elle n’a pas bougé d’un centimètre, mais elle en a vu passer, du monde : des écureuils pressés, des oiseaux amoureux, des ados bruyants, des philosophes en…
Mon jardin enveloppé de brume
Ce matin, le jardin s’est enveloppé de brume. Tout semble ralenti, feutré, comme suspendu dans le temps ou dans un autre monde. Les couleurs ressortent à peine, comme si elles retenaient leur souffle. Et pourtant, dans cette lumière tamisée, se déploie une douceur particulière, une invitation au chuchotement, à l’écoute,…
Le plus beau moment de la journée
Debout depuis cinq heures, mon café déposé sur la petite table, j’écris, lentement, dans le silence relatif du matin. La pluie d’hier a laissé la pelouse trempée. Le jardin respire. Tout semble plus vert, plus vivant. Benoîtes, narcisses, primevères et lilas sont déjà fanés. Les pavots ont pris la relève,…
Un souffle de grâce qui appelle l’inspiration
Le matin s’installe doucement. La lumière feutrée traverse la canopée en longs traits obliques. Les oiseaux chantent à qui mieux-mieux. Je les vois passer d’un arbre à l’autre, ailes battantes, comme s’ils saluaient le jour. Il y a dans l’air une paix rare, un souffle de grâce qui appelle l’inspiration.…
La mère parfaite
« Existe-t-il une seule mère au monde qui ne pense pas avoir fait quelque chose de mal à son enfant, qui n’a pas besoin de pardon ? » (Vigdis Hjorth, “Mère est-elle morte”) Cette phrase m’a happée, parce qu’elle touche à quelque chose d’essentiel, mais rarement nommé : la complexité du lien entre…
Ne pas presser le silence
Aujourd’hui, je n’ai rien écrit. Ou peut-être que si. J’ai parcouru mon jardin, obnubilée par mes azalées en feu. Les cœurs saignants, penchés comme en prière, semblaient me murmurer : « Ne presse pas le silence. Tout est parfait ainsi. » Alors je me suis tue. J’ai laissé la lumière danser sur le…
Le jardin donne et reprend
Chaque année, mon petit lilas sur tige m’offre une floraison abondante. Son parfum envahit l’air, attirant papillons et autres insectes butineurs. Le spectacle dure deux semaines, tout au plus. Parfois, il m’offre le cadeau d’une seconde floraison, plus discrète, et jamais aussi éclatante. Ce petit lilas me rappelle que la…
Et soudain, tout devient réel
Et soudain, tout devient réel. Ce n’est pas juste une boîte de livres. C’est une boîte de courage, de nuits blanches, de doutes ravalés en silence et de persévérance. C’est aussi, et surtout, une boîte de liberté. J’ai choisi l’autoédition par conviction. Parce que je voulais que « Tu m’appelles Amalia »…
La pluie tambourine depuis des jours
La pluie tambourine depuis des jours. Elle détrempe les jardins et ruine les plans. On se plaint, on soupire, on réclame le soleil comme une délivrance. De la fenêtre de mon bureau, à l’abri du vent et du froid, je regarde la pluie tracer des sillons sur les vitres. Et…
La chance que j’ai de vivre ici
Chaque jour, je mesure la chance que j’ai de vivre ici.Loin du bruit, loin des agendas pleins, loin de la performance. Il y a ce petit lac, en face, qui appelle au calme.Et ce silence, tissé de bruissements, qui m’invite aussi à ralentir.Parfois, une aile frôle l’eau. Le vent fait…
Je cours dans la forêt
Je cours dans la forêt pour me rapprocher de la rumeur du ruisseau, de ce qui pousse en silence, des herbes folles dansant au vent et des échos d’oiseaux se répondant d’un arbre à l’autre. Je cours dans les sentier caillouteux pour me rappeler que la beauté est là, offerte,…
Confidences littéraires
Je choisis mes livres comme je choisis les personnes qui m’entourent : parce qu’ils m’attirent, m’intriguent ou me touchent d’une manière que je ne saurais tout à fait expliquer. Je sais désormais que même une lecture décevante peut me conduire vers celle qui me transformera. Et qu’un livre qui ne…
L’équilibre est mouvance
Il devait être un peu plus de huit heures. Le souffle encore rythmé par ma course matinale dans le parc, je me suis arrêtée, saisie par la lumière douce qui glissait entre les feuillages. Devant moi, ce champ de fougères, dressées comme des promesses et, derrière elles, une talle de…
À la rencontre de la brume
Ce matin, la brume enveloppait tout. Depuis la maison, le paysage semblait silencieux, figé, encore endormi. Et puis j’ai ouvert la porte, et le tumulte m’a saisie. Les oiseaux chantaient à gorge déployée. Le ruisseau grondait, ivre des pluies tombées ces derniers jours. Tout vibrait. Tout vivait. Cette immobilité feutrée…
On ne s’aime jamais vraiment
On ne s’aime jamais vraiment. Ou pas assez. Ou pas comme on le devrait. On passe des années à se comparer, à se trouver des défauts, des travers.Trop ceci, pas assez cela. L’autre est toujours plus : plus belle, plus intelligente, plus assurée. On scrute. On juge. On rumine des riens…
Certaines amitiés meurent sans éclat
Certaines amitiés meurent sans éclat. Pas de dispute. Pas de drame. Comme un fil qui casse, sans bruit. Nos messages restent sans réponse. Et la chaise, au petit café où l’on se donnait rendez-vous, demeure inoccupée. On essaie de ne plus y penser, bien sûr. De se dire que c’est…
Ce que le vieil arbre m’a soufflé
Il n’est plus droit, ni flamboyant. Son écorce est crevassée, et son cœur, partiellement creux. Mais il tient encore fièrement debout, et tout ce qui l’entoure pousse en paix. Les jeunes arbres profitent de l’ombre qu’il dispense. Les oiseaux se posent sans crainte sur ses branches sèches. Et moi, je…
Quand les mots échouent
Il y a des jours où les mots nous échappent. On sent l’agitation monter sans en connaître la cause, sans même parvenir à la nommer. Tout reste confus, brouillé. La nature devient alors un refuge, capable d’apaiser ce qui trouble notre quiétude. Le calme d’un ruisseau suffit parfois à apaiser…
Tout est à sa place
Il est à peine cinq heures. J’ouvre la fenêtre ou la porte-patio, selon l’humeur du matin, et j’écoute : le petit ruisseau qui coule à deux pas de là ; les oiseaux qui se répondent d’un nid à l’autre ; le colibri, fidèle, qui butine ; et, au loin, le martèlement du pic-bois. Pas…
C’était la fête des Mères
C’était la fête des Mères, dimanche dernier. À cette occasion, j’ai eu envie de vous partager les réflexions et questionnements qui m’habitent depuis quelque temps à propos de mon rôle de maman d’enfants devenus adultes, pour qui le temps est venu de trouver une autre façon d’aimer. Ça n’est pas…
Il faut être fort pour vivre
Il faut être fort pour vivre. Mais pas fort comme on l’entend souvent. Il ne s’agit pas de la force qui écrase, brise, impose ou fait taire, mais d’une force tranquille. Une force qui plie sans rompre, qui résiste aux séismes et qui encaisse sans céder. Une force qui s’élève…
Chaque jour commence avec au moins une possibilité
Chaque jour commence avec au moins une possibilité. Même dans les matins les plus ternes, quand la fatigue nous alourdit et que le quotidien paraît pesant, il existe toujours une chance d’apercevoir une lumière. Souvent, ce n’est presque rien : le sourire d’un passant, un rayon de soleil entre deux averses,…
Une nouvelle venue au jardin
J’ai cherché cette variété de primevère pendant longtemps. Et c’est à Saint-Raymond-de-Portneuf que je l’ai enfin dénichée ! Comme toutes les primevères, elle affectionne les endroits plutôt ombragés. Du soleil, oui, mais pas direct. C’est l’une des premières à fleurir au printemps… et l’une des dernières à nous saluer, à l’automne.…
Au détour d’un sentier
Au détour d’un sentier, l’écriture me convie. Comme les racines tortueuses d’un arbre,Mes mots creusent, cherchent une vérité enfouie.Ils grattent le sol jonché d’épines et de feuilles mortes. La terre a soif.L’encre l’abreuve. L’encre me nourrit. Je deviens arbre. Je suis arbre.Mon corps se pare d’écorce.Mes mots bruissent comme les…
Être mamie
Être mamie, c’est conjuguer l’amour dans un autre temps.Un temps qui accueille sans presser.Un temps qu’on voudrait éternel. Être mamie, c’est savoir que tout passe trop vite,que les jours filent comme des rivières impossibles à retenir. C’est accepter que remonte à la surface nos manques de maman,ces gestes qu’on aurait…
Vide-tête
Je les appelle mes vide-tête. Ce sont des dessins spontanés, nés, pour la plupart, sans intention précise, sinon celle de délester mon esprit. Quand je prends un crayon et que je trace des lignes, je n’ai pas d’idée arrêtée de ce que je vais réaliser. Les formes surgissent d’elles-mêmes, les couleurs s’invitent au hasard et, peu à peu, un motif se déploie sous mes yeux. Ma démarche ressemble à celle d’un sculpteur découvrant une forme insoupçonnée au cœur de la pierre qu’il façonne.
J’écris avant tout, mais j’ai toujours aimé dessiner, au point d’avoir décroché un diplôme en dessin de mode, ce que peu de gens savent ! J’expose mes vide-tête sur cette page parce qu’ils représentent une autre facette de ma créativité et qu’ils font partie intégrante de ma démarche artistique multidisciplinaire. À côté de l’écriture et du dessin, j’aime aussi créer des jardins, tricoter, cultiver des plantes d’intérieur, jouer du piano, et tutti quanti. Toutes ces pratiques procèdent d’un même élan : vivre de façon créative, chercher la beauté dans le quotidien et faire de l’art une manière d’habiter le monde.
Dessiner m’offre un espace pour évoluer en toute liberté : ici, je n’ai rien à prouver, rien à finaliser. Si je ne sais pas comment terminer un dessin, je le laisse en suspens et j’y reviens quand le cœur m’en dit.
Contrairement à l’écriture, qui exige de ma part rigueur et structure, le vide-tête m’autorise l’imperfection, le tâtonnement, l’exploration sans autre but que celui d’y trouver du plaisir. Avec le temps, j’ai compris que ces dessins ne sont pas que de simples passe-temps. Ils sont des miroirs silencieux de mon état intérieur, des instantanés de mes humeurs du moment.
En les partageant ici, je veux rappeler que la créativité ne se limite pas à des projets finis ou à des œuvres abouties. Elle réside aussi dans ces parenthèses où l’on se permet de se perdre pour mieux se retrouver.
Si l’intérêt est au rendez-vous, peut-être qu’un jour je proposerai mes vide-tête en tirages limités, pour celles et ceux qui souhaiteraient emporter un fragment de mon univers à la maison. Encadrées, ces illustrations offrent une présence douce et singulière.
Événements à venir
samedi 28 février 2026, de 10 h à 16 h
Salon clandestin – Domaine de Maizerets
Le 28 février prochain, je serai au Salon clandestin du livre 2026, au Domaine de Maizerets. J’y passerai la journée et j’aimerais vraiment vous y retrouver pour discuter, échanger, parler livres et projets d’écriture en cours. Un lieu magnifique, des auteur·es passionné·es… et vous. J’espère vous y croiser !
Adresse :
2000, Boul. Montmorency, Québec (Québec) G1J 5E7

















































