Mes réflexions
Réapprendre à voir les plantes
Nous protégeons plus facilement ce qui nous touche affectivement, ce que nous reconnaissons ou ce que nous savons nommer. Lorsque les plantes deviennent invisibles dans notre imaginaire collectif, elles risquent aussi de le devenir moralement et politiquement. Comment prendre soin de ce dont nous ignorons l’existence ?
Entre deux saisons
Mon plus récent roman, « Romane », est parti sous presse après des mois d’écriture, de réécriture et de travail éditorial. Je me sens vidée. Heureuse, mais littéralement vidée. Comme après une naissance : le corps à bout, mais le cœur plein.
Une bonne bouffée de bleu !
Envie d’une bonne bouffée de bleu pour délier nos corps, après ces longs mois de froid ?
Le pouvoir d’un rayon de soleil
C’est fou, ce qu’un rayon de soleil peut faire ! La même violette, posée là depuis des jours, et tout à coup, la voici qui s’incarne, qui devient plus vive, plus éclatante, plus remarquable ! C’est pourtant la même.
Ce jour qui t’est donné
Tu te dis que c’est juste une journée de plus, mais rien n’est ordinaire dans ce qui t’est donné aujourd’hui. Cette journée ne reviendra jamais, elle t’est confiée, et c’est la seule qui compte vraiment.
À l’échelle du minuscule
Au ras du sol, le petit monde de la tourbière s’organise. Les mousses s’étendent, épaisses, moelleuses. Les lichens s’accrochent. De jeunes pousses percent, hésitantes.
Le chemin de la tourbière
Un chemin de bois sillonne la tourbière. Il a été construit là pour ne pas troubler ce sol fragile, pour garder intact ce trésor. Depuis longtemps, ce lieu se tient, sans bruit, et surtout, sans nous.
Souvenir de mon fleuve
Je me revois passer de longs moments assise sur les rochers de la berge, à écouter le clapotis de l’eau et à suivre les bateaux du regard. Je me souviens de l’odeur, celle des algues, de la vase et du fleuve en été. Aucun écran pour venir briser ce rythme.
Le retour du printemps
Dans la brume bleue, le jardin respire le calme. La neige ne résiste plus.
Peut-on arrêter de faire semblant que tout est normal sans s’effondrer ?
Ce qui ferait vraiment avancer les choses, ce serait que nous devenions collectivement lucides, au lieu de vivre dans le déni. Des villes suffoquent sous des chaleurs records, des régions manquent d’eau, les glaciers fondent, et autour de moi, on parle de voyages : l’Australie, le Japon, l’Antarctique, le petit…
Mes fleurs me tiennent lieu de printemps
Je n’en peux plus de cet hiver qui ne veut pas céder sa place. Et pourtant… je suis allée courir ce matin. Devant moi, le paysage était d’une beauté lumineuse, presque irréelle. Comme quoi, même à bout, on peut encore se laisser surprendre.
Le ruisseau de mon enfance
Je le connaissais par cœur : le courant, les rochers, les reflets, la mousse glissante sur les pierres, celle dont il fallait se méfier. Rien ne m’échappait.
Beautés d’hiver
Quand j’étais enfant, je passais des heures à nettoyer les plates-bandes de l’immense potager de mes parents. Je trouvais ça relaxant. Encore aujourd’hui, ce geste, pour moi, est comme méditer. C’est souvent un moment idéal pour écrire. J’ai d’ailleurs résolu plusieurs problèmes dans mes textes en désherbant.
Les fêtes d’enfants
Ces dernières années, les fêtes d’enfants semblent prendre des proportions impressionnantes : décorations thématiques, gâteaux spectaculaires, sorties dans des centres d’amusement ou ailleurs. On dirait parfois que l’anniversaire d’un enfant doit désormais devenir un véritable événement.
L’art difficile du haïku
Je découvre peu à peu cet art difficile. Trois vers seulement… pour tenter d’exprimer l’immensité du monde. Toute une aventure ! J’y ai notamment appris que le haïku ressemble un peu à une photographie, en ce sens que l’auteur tente de saisir un moment qu’il a vécu comme un instantané.
La maison haute
« La maison haute » appartient à cette écofiction qui ne cherche pas le spectaculaire. Pas de fracas hollywoodien. Pas de fin du monde flamboyante. Seulement l’effritement. La lente montée des eaux. Les parents qui tentent de protéger leurs enfants dans un monde qui se dérègle à la vitesse grand…
Ces fleurs qui prennent soin de nous
La fierté n’est pas dans ce qui ne demande rien. Elle est dans le soin, dans l’attention, dans ce rituel du matin où je fais le tour de mes plantes, où je donne de l’eau à celles qui en ont besoin, où je leur parle.
Ce bleu-là
On ne crée pas à partir du vide. On répond à ce qui est là. On se tient au bord du réel, et on attend qu’il nous traverse. Et quelque chose advient, ou non.
Appeler les mots
Mon écriture ne naît pas devant un écran, mais dans ces espaces où le corps se fatigue et s’épuise juste ce qu’il faut. J’écris avec mon corps : mes poumons, mes muscles, mes blessures, mes douleurs autant qu’avec ma tête, mon cœur, mes hésitations, mes silences et mes recommencements. J’écris…
La passion
Avoir une passion, c’est rester en lien avec ce qui vibre en nous. C’est aussi refuser de se laisser engloutir par le chaos du monde.
Le matin est mon moment préféré
La neige étouffe les bruits. Le soleil passe bas, étire les troncs, ralentit le temps. La nuit se retire à pas de loup.
Haïku pour mes violettes
Ces fleurs-là me tiennent compagnie. J’en prends soin comme je prends soin des mots. Avec une attention quotidienne. Elles me rendent bien plus qu’elles ne me demandent. Prendre soin d’une plante nous ancre. Et le bonheur se trouve souvent là : dans ce qui nous ramène doucement au présent.
La forêt respire en sourdine
La neige s’est posée sur les branches, révélant leurs lignes gracieuses, leur beauté offerte au silence.
Haïku de la forêt
Je suis encore une bébé « haïkuienne », et je découvre cette forme avec beaucoup de plaisir. J’essaie, je joue avec les mots, je me laisse surprendre par ce qui surgit, sans trop chercher à comprendre.
Le câlin du matin
il reste des gestes minuscules qui gardent au chaud. Un café imaginaire, par exemple. Un câlin du matin. Une pause pour reprendre son souffle…
Les coureuses
Il fallait nous voir, les pieds dans la poudreuse neuve, reconnaissants devant tant de beauté, le souffle court, le cœur ravi.
L’empreinte de ton mouvement
Tu avances sans bruit, avec la légèreté de l’oiseau Tes pas oscillant entre la certitude, l’insouciance et l’hésitation.
Un sentiment de perte
Ce sentiment de perte lente ne me lâche plus. Il s’est incrusté en moi sans bruit, sans fracas, aussi furtif que le brouillard dans la forêt.
Le printemps reprendra ses droits
La rudesse de l’hiver t’écorche. Le vent use le paysage et, au passage, marque la peau de ton visage.
Redoubler de bienveillance
L’agitation du monde. La colère. L’impuissance. Et le regard qui reste accroché aux petites choses.
La neige garde le chemin
Sous l’arche des branches la neige garde le chemin pour les coureuses qui reviennent
La promesse d’un prochain rendez-vous
Sur le métal, la neige s’est posée, accentuant les courbes du petit banc, gardien de la mémoire des corps, et de ce qui les liait, des saisons traversées, des confidences, des rires, des larmes, parfois.
Mes voeux pour 2026 !
Pour 2026, je nous souhaite la santé, la paix et le dialogue. Je nous souhaite la créativité comme espace de résistance, la recherche patiente de solutions, celles qui réparent, rassemblent et redonnent espoir. Surtout, que la beauté foisonne.
Choisir la joie
Garder un esprit joyeux dans le désordre du monde demande un effort et, pour être honnête, certains jours, j’y arrive moins bien. C’est dans cette fragilité même que se loge, pour moi, le sens de cette posture : la joie, lorsqu’elle est consciente et lucide, n’ignore pas les tensions extérieures…
Comme une incarnation de la joie
Des fragments de couleurs, des chemins cousus à la main, plusieurs détours, des élans, des recommencements.
Là où le froid réchauffe
Tout vibre autour de toi. Les arbres frémissent, le silence craque, et dans ce tumulte, quelque chose cède.
Le bonheur de créer !
Comme d’habitude, j’avais envie de joie, de couleurs pétantes, de foisonnement ; d’un bouquet qui déborde et qui célèbre le plaisir de créer.
L’hiver magnifie la magie
Ici, l’hiver magnifie la magie, la rend plus mystérieuse encore et d’autant plus précieuse.
Dans mon pays de vallons
Après la tempête, la lumière s’est faufilée entre les troncs, fidèle à sa manière de faire ici, dans mon pays de vallons. Discrète, persistante, une présence qui veille, toujours.
Mon cœur s’écrie
L’hiver sculpte le givre, et les arbres, en sentinelles patientes, réchauffent le monde au creux de leur tronc. Mon lac me reconnaît, ma forêt me raconte, ma maison m’abrite. Et dans ce souffle, mon cœur s’écrit.
La forêt des fées
Étendue givrée, arabesques irisées, beauté presque surnaturelle — un instant fugace dans un monde qui retient son souffle.
Dans la lenteur du matin
La forêt te garde, immobile ; les réponses reposent déjà dans l’écho du vent froid qui franchit la clairière avant toi.
Ma forêt de dentelle
Un voile bleu tombe sur ma forêt de dentelle, un autre, rosé, se lève au loin. Entre les deux, les sentinelles veillent, immobiles, gardiennes d’un secret millénaire.
Dans ce silence bleu
Et dans ce silence bleu, vaste ciel, un souffle chaud dans la froidure, présence diaphane, quelqu’un veille — toi, peut-être.
Le chemin qui conduit au rêve
Les ombres avancent sans bruit, étirant leurs longs corps bleus sur la blancheur vibrante du matin. La lumière respire. Rien ne presse.
Écoutons la neige tomber
Dans mon jardin, les arbres veillent, les ombres perdent leurs griffes.
L’Adieu au bateau
Ce qu’on attend d’un livre, c’est exactement ce que Johanne Fournier nous offre : un espace à soi dans son histoire à elle. Un lieu silencieux où nos propres pertes trouvent enfin un écho, où la douleur peut se déposer sans fard.
Dans le silence de l’hiver
Le silence de l’hiver enveloppe le lac, la forêt, ma maison. Il étouffe le tumulte du monde, ravive les souvenirs ou appelle les rêves, peut-être.
Cette beauté nous sauvera
Dans ce silence de novembre, ta voix portée par le vent, ta main effleurant mon épaule, et tes mots : cette beauté nous sauvera.
La lente victoire du corps sur la douleur
Les victoires durables se tissent dans la constance et la persévérance. La nature nous le rappelle sans cesse : sous la neige, tout semble au repos, mais la vie veille, obstinée. Comme le ruisseau qui poursuit sa route sous la glace, ou ces feuilles de chêne qui résistent jusqu’à la…
La magie de Noël… deux mois à l’avance !
Cette semaine, j’ai eu l’impression que la ville s’était réveillée dans un autre monde. La veille encore, les vitrines regorgeaient de sorcières, de citrouilles, de toiles d’araignées et de petits monstres en plastique. Le lendemain, Halloween s’était évanouie, balayée par la neige artificielle, les sapins enguirlandés, les angelus et les…
Sur fond de noir, la lumière se fait plus vive
L’art établit un dialogue silencieux entre l’ombre et la lumière, entre la tristesse et la joie. Et dans cet échange, il arrive qu’on trouve enfin l’apaisement.
Petit oiseau de toutes les couleurs
Nous oublions parfois que protéger la nature, c’est aussi nous protéger nous-mêmes. C’est préserver la beauté, la lumière des matins clairs, le bruissement du vent dans les arbres et le chant des oiseaux. Agir tout de suite plutôt qu’attendre, c’est offrir à nos enfants l’espoir. C’est leur dire qu’on se…
L’apaisement dans l’ordinaire du jour
Nous vivons à un rythme qui laisse peu de place à la lenteur, et pourtant, il existe une forme de bonheur qui ne peut advenir que par notre attention au moment présent. Un bonheur que rien ne peut acheter : la contemplation, qui nous invite à regarder autrement, à nous arrêter…
Ma montagne peuplée de géants
J’aimerais réapprendre à me laisser traverser par la lumière, par la magie, par ce qui est en train de changer, sans chercher à contrôler, à retenir ni à me protéger. J’essaie d’accepter pleinement ce qui vient : la fatigue, la nostalgie, mais aussi la beauté fragile de l’automne. Je veux…
Mon jardin intérieur
Mon bouquet est un jardin intérieur, qui n’obéit pas aux cycles naturels des saisons ; un lieu où rien ne fane et où tout recommence sans fin. Chaque fois que je le regarderai, je repenserai aux doux souvenirs qui s’y rattachent.
Mono no aware ou la fidélité à l’instant
Chaque automne, les feuillus fleurissent à leur manière. Pendant quelques semaines à peine, ils s’enflamment de rouge, d’or et d’ocre, avant de laisser tomber leurs feuilles, emportées au gré du vent. La lumière devient plus douce, les journées plus courtes. On sent venir la fin, et c’est justement ce qui…
Tout recommence, même ce qui s’éteint
Le bourdon ne luttait plus. Il s’enfonçait doucement dans la fleur mouchetée, comme pour s’y dissoudre, en laissant derrière lui ce qui lui restait d’énergie et de chaleur. Autour de lui, le jardin bruissait encore. Les feuilles craquaient sous le vent, la lumière dansait sur les tiges, indifférente et bienveillante…
Entre le dessin et l’écriture : un même élan
J’ai commencé par l’oiseau, puis par la fleur jaune. Le reste s’est déployé peu à peu, comme si tout s’était, inconsciemment, déjà mis en place dès le premier trait. J’aime les couleurs vibrantes, cette impression que l’été est encore là… peut-être.
Le jardin d’Élana
Quand je marche entre les arbres, quand je m’arrête près du petit pont ou au détour d’une plate-bande, j’ai l’impression d’entrer dans une histoire plus grande que moi. Et dans cette histoire, Élana est là, gardienne silencieuse, offrant son visage au soleil, à la pluie, aux saisons qui passent et…
Comme une rivière qui jaillit entre les pierres
Je n’avais aucun plan, aucune certitude quand j’ai commencé à tracer les lignes de cette œuvre. J’ai simplement laissé les couleurs s’avancer les unes vers les autres, se rencontrer, se contredire parfois, et le mouvement est né de lui-même. Le cuivre, l’ocre et l’orangé ont pris racine comme une terre…
Accorder mon souffle à celui du monde
Mes livres sont habités par cette conviction : on peut trouver de la beauté dans ce qui se brise comme dans ce qui se noue, dans les revers comme dans les victoires, dans les aurores comme dans les crépuscules.
Êtes-vous otrovert.e ?
On connaît les introvertis, tournés vers l’intérieur. On connaît les extravertis, qui s’épanouissent au cœur du groupe. Mais le psychiatre renommé Rami Kaminski propose un troisième terme : les otroverts. Il désigne ces personnes qui, même entourées et appréciées, ne se sentent jamais totalement à leur place dans un groupe.
Une illustration inspirée des romans feel good japonais
Entre deux lectures plus ardues, j’aime me laisser porter par des romans qui apaisent et réconfortent. « Le restaurant de l’amour retrouvé », par exemple, est tout à fait le genre de livre qui m’aident à ralentir après m’être cassé la tête pour mon cours d’éthique. On y savoure le parfum d’un…
L’art est partout !
L’art naît d’abord du désir de traquer la beauté, d’inventer une forme, de faire surgir ce qui n’existait pas encore, ou pas sous cette forme. Tout a peut-être déjà été écrit, dit, dessiné, peint ou cuisiné, mais jamais par moi.
Un bouquet surprise !
Ce bouquet n’était pas prévu. En retirant le tuteur, j’ai accidentellement cassé plusieurs tiges de la plante. Me voilà donc avec ces dahlias flamboyants dans un vase. J’ai eu la chance d’en saisir l’éclat sous le soleil du midi ! Toutes les fleurs ne se prêtent pas aux bouquets, mais celles-ci,…
Une fleur pour redonner le sourire…
Les anémones japonaises illuminent le jardin en ce moment, avec leur rose éclatant et leur cœur doré. Une vraie touche de bonheur, surtout à cette saison où la lumière se fait plus feutrée. Parfois, il suffit d’une fleur pour me redonner le sourire.
Un feu d’artifice floral
Alors que le rythme ralentit et que les couleurs commencent à se faner, l’hibiscus déploie un dernier feu d’artifice floral, comme s’il voulait graver sa présence dans la mémoire du jardin.
La résistance des fleurs
La nature nous abrite, nous nourrit, nous élève. Aimons-la, protégeons-la.
Une touche de gaieté dans ma vie !
Avec cette première violette achetée un peu par dépit, j’ai découvert une compagne fidèle, qui ajoute une touche de gaieté dans ma vie en fleurissant sans relâche, et me rappelle que la joie se cultive, elle aussi, jour après jour.
La nature parle une langue familière
La nature parle une langue qui m’est familière. Dans la patience des arbres, leur résilience ou la fragilité d’une fleur, j’ai trouvé des réponses introuvables ailleurs. Et en tant qu’écrivaine, c’est vers ce lieu que j’aime conduire mes lecteurs.
Dans les fissures de la pierre
Dans les fissures de la pierre, la vie creuse ses refuges. Les lichens tissent leurs colonies patientes, orange et gris, mais c’est ce bleu qui retient mon regard. Un bleu presque céleste, comme si un éclat de ciel s’était accroché au minéral.
Et si nos mots fabriquaient l’avenir ?
Chaque jour, les mêmes mots reviennent, comme un refrain obsédant : crise climatique, effondrement de la biodiversité, tensions sociales. Les prédictions du pire s’infiltrent dans nos conversations, dans nos écrans, nos écrans et nos imaginaires. Mais je me demande si, à force de marteler l’inéluctable, nous ne finissons pas par nourrir…
Nos zones d’ombre
Chaque saison, à chaque heure du jour, offre au jardin une lumière différente. Ce matin, le soleil, dissimulé derrière les arbres, projetait leurs ombres effilées sur l’herbe encore fraîche.
Je n’écris pas vite
Je l’ai déjà dit : je n’écris pas vite. Parce qu’écrire me prend tout : ce que je suis, ce que je ne suis pas, ce que je rêve encore de devenir. Écrire me prend mes jours, mes nuits. Mon présent, mon passé, mon futur. Mes certitudes, mes silences, mes…
Des mots qui réparent
Dans le vacarme du monde, je choisis d’écrire pour apaiser. Il m’arrive souvent de vouloir publier mes réflexions sur l’actualité, mes avis sur la politique, mes élans de colère ou de découragement devant certaines nouvelles. Les mots me viennent vite, prêts à se jeter sur la page. Mais, presque toujours,…
Chercher ce qui nous manque
On passe parfois sa vie à chercher ce qui nous manque. On se compare, on court, on rêve d’ailleurs, on croit qu’il faut toujours plus pour être comblé. Et puis, un jour, on s’arrête, et on regarde.
Un jardin est un lieu sacré
Un jardin est un lieu sacré, où le temps existe autrement. Chacun a sa couleur propre, son langage. Mais chaque visiteur y trace un chemin qui n’appartient qu’à lui. Mercredi dernier, j’ai eu le bonheur de visiter les jardins de la Seigneurie de l’île d’Orléans. L’un des plus beaux que…
Viens donc t’asseoir avec moi sur le quai
Viens donc t’asseoir avec moi sur le quai. On peut parler. Ou se taire. Mais je t’en prie… lâche ton cell. Le monde peut attendre.
Une chevelure en délire posée sur un épi
J’ai reçu cette liatris d’un voisin, il y a quelques années. Depuis, elle revient à chaque saison, fidèle. Éclatante, fière et légèrement impertinente, elle pousse droite, tendue vers le ciel comme un point d’exclamation jeté au cœur du fouillis.
Un désordre apparent
Si je fais des plans quand j’écris, je n’en fais aucun quand je jardine. Je plante comme on jette des couleurs sur une toile trop sage : aux coups de cœur. Je n’aime pas les rangées, mais le désordre qui donne du relief au paysage. Il me faut du vif, du…
Puiser le bonheur au quotidien
« Le bonheur est dans le calme, les choses ordinaires. Une table, une chaise, un livre et le pétale tombant d’une rose. » — Virginia Woolf Il y a des jours où une simple fleur, posée sur le coin d’une table, suffit à nous redonner le sourire. Comme un éclat de joie…
Créer de la beauté autour de soi
« Chaque geste de beauté offert au monde est un baume posé sur ton âme. » [librement inspiré d’Alice Walker] Je repensais à cette phrase ce matin, en arrosant mes fleurs. Créer de la beauté autour de soi, cela peut être aussi simple que de remettre un peu d’ordre dans la maison,…
L’invisible qui nous tient debout
Sur une marguerite échevelée, une syrphe aux ailes de fée butine, alliée discrète du vivant. L’œil distrait ne remarque pas sa présence. Et pourtant, tout repose sur des insectes comme elle : ils butinent, brassent la terre, transportent le pollen et nourrissent le vivant. Leur labeur ne fait pas de bruit,…
Choisir avec soin
Je l’ai choisi avec soin, cet Hydrangea macrophylla aux pompons rose tendre, peut-être un Endless Summer, à moins que ce ne soit Bouquet Rose. Qu’importe, je l’adore. Je l’ai planté à un endroit précis du jardin, pour pouvoir l’apercevoir depuis la cuisine, le salon, mon bureau, et même la chambre.…
Une fleur s’épanouit
Une fleur s’épanouit, et bien souvent, on ne la voit pas. On passe à côté, pris dans le tumulte, le bruit et les choses à faire. Mais si l’on savait tout ce qu’il faut pour qu’elle s’ouvre : la lumière qui réchauffe et caresse, l’eau qui abreuve et murmure, la terre…
Un sanctuaire tissé de vert
Ce sanctuaire tissé de vert, de lumière, de sons et d’odeurs, c’est mon jardin. Je m’y recueille, j’y écris. J’en prends soin comme d’un être aimé. Et lui, en retour, m’enseigne la patience, l’attention et l’écoute. Il m’invite au silence, à la lenteur, au présent. Il n’est pas de lieu…
Quand plus rien ne semble faire sens
Quand ça ne va pas, quand plus rien ne semble faire sens, quand tu te sens seul au milieu du vacarme du monde : trouve ton arbre. Pose ta main sur son tronc. Enlace-le. Laisse ton regard glisser lentement jusqu’à sa cime. Écoute le bruissement de ses feuilles : on l’entend parfois,…
Gertrude
Je vous présente Gertrude, une roche ancienne, un peu râleuse mais pleine de sagesse. Elle vit ici depuis quelques milliers d’années, j’en suis certaine. Elle n’a pas bougé d’un centimètre, mais elle en a vu passer, du monde : des écureuils pressés, des oiseaux amoureux, des ados bruyants, des philosophes en…
Mon jardin enveloppé de brume
Ce matin, le jardin s’est enveloppé de brume. Tout semble ralenti, feutré, comme suspendu dans le temps ou dans un autre monde. Les couleurs ressortent à peine, comme si elles retenaient leur souffle. Et pourtant, dans cette lumière tamisée, se déploie une douceur particulière, une invitation au chuchotement, à l’écoute,…
Le plus beau moment de la journée
Debout depuis cinq heures, mon café déposé sur la petite table, j’écris, lentement, dans le silence relatif du matin. La pluie d’hier a laissé la pelouse trempée. Le jardin respire. Tout semble plus vert, plus vivant. Benoîtes, narcisses, primevères et lilas sont déjà fanés. Les pavots ont pris la relève,…