Sentiers de la salsepareille,
des lycopodes,
de la savoyane,
des orties.
Je marche
sur tes petits ponts aux planches vermoulues,
l’oreille tendue
vers le murmure du ruisseau.
Je connais
tes détours,
les endroits où le chemin s’assombrit
et ceux où le ciel respire,
la cache des mésanges,
le silence de la chute en hiver
et son fracas au printemps.
Je t’apprivoise encore,
ma fée forêt
au cœur entaillé dans le bois.

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