Je suis incapable de vous montrer des photos de neige. Je n’en peux plus de cet hiver qui ne veut pas céder sa place. Et pourtant… je suis allée courir ce matin. Devant moi, le paysage était d’une beauté lumineuse, presque irréelle. Comme quoi, même à bout, on peut encore se laisser surprendre.
Côté jardinage, on n’en parle pas. Rien ne bouge, tout attend. Heureusement, j’ai mes violettes, qui me tiennent lieu de printemps.
La plus petite n’est pas un bébé, d’ailleurs. C’est une mini, une Little Moonstone. Elle restera ainsi, parfaitement accomplie dans son format réduit, juste à côté de sa grande sœur, Blue Dragon, qui elle, foisonne de fleurs. Je les ai placées côte à côte, la grande qui déborde, la petite qui se tient droite dans sa miniature accomplie.
En attendant le jardin, je ne manque pas d’occupation. Je lis et j’écris beaucoup dans le cadre de mon cours d’éthique appliquée. Ma tête est pleine. Pleine de nouvelles notions et de mots que j’apprivoise encore. Et j’adore ça ! Comme si, pour écrire de la fiction, j’avais d’abord besoin d’activer cette part plus rationnelle de mon esprit, sans pouvoir tout faire en même temps. Mon roman, lui, attend.
Tout va si vite. Je n’arrive plus à savoir si j’attends le printemps… ou si c’est lui qui me rattrape.

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