Cette photo a été prise dans mon ancien jardin, celui que j’appelais le jardin de la Maison blanche. Nous avons vendu la maison en 2025. Ces derniers jours, j’en suis un peu nostalgique. J’aimais sa lumière, ses grands espaces et la facilité avec laquelle presque tout semblait y pousser.
Aujourd’hui, j’habite en forêt, sur une montagne. Un endroit magnifique. La saison estivale y est cependant plus courte et le jardinage demande beaucoup plus de patience. Pour preuve, en ce 18 mai, les bourgeons de mes grands érables, mes géants, ne sont même pas encore ouverts.
Jardiner ici est un véritable défi. L’hiver dernier, les taupes ont dévoré une bonne partie des vivaces de ma plate-bande arrière. Et quand ce ne sont pas les taupes qui font des ravages, ce sont les marmottes ou les cerfs. Certaines des plantes perdues venaient d’anciens voisins ou d’échanges entre jardiniers. Quelques-unes sont aujourd’hui presque introuvables.
On parle souvent des jardins comme de simples aménagements paysagers. Pourtant, avec le temps, ils deviennent aussi des lieux de transmission. Ils portent en eux des souvenirs, des gestes et des histoires. Et parfois même un peu de ceux qui les ont cultivés avant nous.
Jardiner, c’est aimer.

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