Jardiner, c’est aimer

18 Mai 2026 | Beauté, Jardin, Réflexion

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Cette pho­to a été prise dans mon ancien jardin, celui que j’appelais le jardin de la Mai­son blanche. Nous avons ven­du la mai­son en 2025. Ces derniers jours, j’en suis un peu nos­tal­gique. J’aimais sa lumière, ses grands espaces et la facil­ité avec laque­lle presque tout sem­blait y pouss­er.

Aujourd’hui, j’habite en forêt, sur une mon­tagne. Un endroit mag­nifique. La sai­son esti­vale y est cepen­dant plus courte et le jar­di­nage demande beau­coup plus de patience. Pour preuve, en ce 18 mai, les bour­geons de mes grands érables, mes géants, ne sont même pas encore ouverts.

Jar­diner ici est un véri­ta­ble défi. L’hiver dernier, les tau­pes ont dévoré une bonne par­tie des vivaces de ma plate-bande arrière. Et quand ce ne sont pas les tau­pes qui font des rav­ages, ce sont les mar­mottes ou les cerfs. Cer­taines des plantes per­dues venaient d’anciens voisins ou d’échanges entre jar­diniers. Quelques-unes sont aujourd’hui presque introu­vables.

On par­le sou­vent des jardins comme de sim­ples amé­nage­ments paysagers. Pour­tant, avec le temps, ils devi­en­nent aus­si des lieux de trans­mis­sion. Ils por­tent en eux des sou­venirs, des gestes et des his­toires. Et par­fois même un peu de ceux qui les ont cul­tivés avant nous.

Jar­diner, c’est aimer.

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