Ce lac, qui hier encore respirait par endroits,
se couvre maintenant de plaques blanches
prêtes à se souder si le froid tient sa promesse.
La montagne, givrée jusqu’aux crêtes,
se découpe dans un bleu parfait, presque cru.
Le roux des chênes et des bouleaux encercle le rivage,
déposant dans le paysage des éclats chauds,
une tendresse inattendue,
un baume éclatant dans la blancheur du matin.
Et dans ce silence bleu,
vaste ciel,
un souffle chaud dans la froidure,
présence diaphane,
quelqu’un veille — toi, peut-être.
Et je comprends, alors,
que je n’ai jamais été seule.

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