Il faut être fort pour vivre. Mais pas fort comme on l’entend souvent.
Il ne s’agit pas de la force qui écrase, brise, impose ou fait taire, mais d’une force tranquille.
Une force qui plie sans rompre, qui résiste aux séismes et qui encaisse sans céder.
Une force qui s’élève contre la violence et l’injustice, les mots qui blessent, les regards qui jugent ou les silences qui étouffent.
Une force qui recoud les liens brisés, les gestes manqués et les absences trop longues.
La force dont je parle est semblable à celle des fougères qui renaissent envers et contre tout, et qui glissent furtivement entre les troncs couverts de mousse. Ou encore comme celle des racines tenaces qui enlacent le roc, le contournent, et creusent patiemment leur place jusqu’à s’y ancrer.
Ce genre de force ne crie pas. Elle agit dans l’ombre. Elle contourne les obstacles. Et tient le monde debout.

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