Chaque jour, je mesure la chance que j’ai de vivre ici.
Loin du bruit, loin des agendas pleins, loin de la performance.
Il y a ce petit lac, en face, qui appelle au calme.
Et ce silence, tissé de bruissements, qui m’invite aussi à ralentir.
Parfois, une aile frôle l’eau. Le vent fait frémir les feuillages. Un oiseau appelle au loin.
Ici, il n’y a pas d’heure de pointe ni de fous au volant.
Ici, je n’ai rien à prouver. Je peux juste me déposer et m’abandonner à ce moment offert.
J’ai toujours aimé le calme, la nature et la solitude choisie.
Pas pour fuir le monde, mais pour mieux l’habiter.
Quand je regarde ce petit lac, j’ai encore quatre ans.
Et ce n’est pas lui que je vois, mais le fleuve qui coulait à deux pas de la maison de mon enfance.
Au contact de la nature, j’ai tous les âges en même temps.

0 Comments