Ce matin, les fées avaient filé la neige
en une broderie vaporeuse,
aniÂmant la forêt
de milÂliers d’éclats d’or.
Chaque branche reteÂnait un fragÂment de ciel,
une douceur susÂpendue,
comme si la lumière elle-même
avait voulu se monÂtrÂer dans ses plus belles parures.
Plus loin, les pruchÂes ployÂaient sous le poids
des floÂcons accuÂmulés.
C’est le nomÂbre qui change tout,
la force qui grandit dans l’unisson.
ÉtenÂdue givrée, arabesques irisées,
beauté presque surÂnaÂturelle —
un instant fugace
dans un monde qui retient son soufÂfle.

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