Sur le métal, la neige s’est posée,
accentuant les courbes du petit banc, gardien de la mémoire des corps,
et de ce qui les liait,
des saisons traversées,
des confidences,
des rires, des larmes, parfois.
Il patiente sous les bourrasques,
fidèle, comme elle,
à la promesse
d’un prochain rendez-vous.
L’hiver ne brise pas les liens.
Il les abrite.

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