Peu à peu, le jardin s’efface
sous la neige,
le petit pont, à demi enseveli,
garde la mémoire
du chemin qui conduit au rêve.
Les ombres avancent sans bruit,
étirant leurs longs corps bleus
sur la blancheur vibrante du matin.
La lumière respire.
Rien ne presse.
L’hiver enfouit l’été sous sa couche
et nous offre, en retour,
le silence qui répare,
la clarté qui illumine
et cette paix fragile
que l’on voudrait retenir.

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