Sur une marguerite échevelée, une syrphe aux ailes de fée butine, alliée discrète du vivant.
L’œil distrait ne remarque pas sa présence. Et pourtant, tout repose sur des insectes comme elle : ils butinent, brassent la terre, transportent le pollen et nourrissent le vivant. Leur labeur ne fait pas de bruit, mais il rend la vie possible, et la beauté aussi.
Ce monde invisible tient le nôtre en équilibre. Un univers minuscule, souterrain, obstiné, et surtout méconnu.
Peut-être que la préservation de la nature commence par-là : dans un regard qui s’attarde, dans l’émerveillement retrouvé. Car comment pourrions-nous vouloir sauvegarder ce dont nous ignorons jusqu’à l’existence ?

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