Samedi dernier, nous sommes partis à vélo sur les sentiers de l’Estriade.
Au fil de notre balade, une belle surprise nous attendait : des œuvres d’art jalonnent le parcours, transformant une simple sortie à vélo en véritable promenade artistique.
Celle-ci est une sculpture d’Aristide Gagnon, offerte à l’art public de Lac-Brome par Claire Léger et Claude Allaire.
J’aime profondément cette idée que l’art puisse surgir là où on ne l’attend pas. Qu’il nous accompagne au détour d’un sentier, sans billet d’entrée, sans invitation, simplement parce qu’il fait désormais partie du paysage.
Ces derniers jours, plusieurs artistes ont confié qu’ils envisageaient de quitter leur profession, faute de pouvoir en vivre. Les réactions qu’ils ont reçues m’ont parfois attristée.
En regardant cette œuvre au milieu des arbres, je me suis posé une question toute simple : à quoi ressemblerait notre quotidien sans les artistes ? Sans ceux qui nous font rire, pleurer, réfléchir, rêver ou espérer ? Sans ceux qui transforment une histoire, une mélodie, une toile ou un bloc de bronze en émotion partagée ?
Peut-être que la véritable valeur de l’art ne se mesure pas à ce qu’il rapporte, mais au vide qu’il laisserait s’il disparaissait.
Si vous passez par l’Estriade, prenez le temps de ralentir. Les paysages sont magnifiques, et les œuvres d’art valent elles aussi quelques arrêts.

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