Sur les sentiers de l’Estriade

6 Juil 2026 | Art

Partagez

Same­di dernier, nous sommes par­tis à vélo sur les sen­tiers de l’Es­tri­ade.

Au fil de notre balade, une belle sur­prise nous attendait : des œuvres d’art jalon­nent le par­cours, trans­for­mant une sim­ple sor­tie à vélo en véri­ta­ble prom­e­nade artis­tique.

Celle-ci est une sculp­ture d’Aris­tide Gagnon, offerte à l’art pub­lic de Lac-Brome par Claire Léger et Claude Allaire.

J’aime pro­fondé­ment cette idée que l’art puisse sur­gir là où on ne l’at­tend pas. Qu’il nous accom­pa­gne au détour d’un sen­tier, sans bil­let d’en­trée, sans invi­ta­tion, sim­ple­ment parce qu’il fait désor­mais par­tie du paysage.

Ces derniers jours, plusieurs artistes ont con­fié qu’ils envis­ageaient de quit­ter leur pro­fes­sion, faute de pou­voir en vivre. Les réac­tions qu’ils ont reçues m’ont par­fois attristée.

En regar­dant cette œuvre au milieu des arbres, je me suis posé une ques­tion toute sim­ple : à quoi ressem­blerait notre quo­ti­di­en sans les artistes ? Sans ceux qui nous font rire, pleur­er, réfléchir, rêver ou espér­er ? Sans ceux qui trans­for­ment une his­toire, une mélodie, une toile ou un bloc de bronze en émo­tion partagée ?

Peut-être que la véri­ta­ble valeur de l’art ne se mesure pas à ce qu’il rap­porte, mais au vide qu’il lais­serait s’il dis­parais­sait.

Si vous passez par l’Es­tri­ade, prenez le temps de ralen­tir. Les paysages sont mag­nifiques, et les œuvres d’art valent elles aus­si quelques arrêts.

0 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *