Une fleur s’épanouit, et bien souvent, on ne la voit pas. On passe à côté, pris dans le tumulte, le bruit et les choses à faire.
Mais si l’on savait tout ce qu’il faut pour qu’elle s’ouvre : la lumière qui réchauffe et caresse, l’eau qui abreuve et murmure, la terre féconde qui nourrit et veille, tout cet invisible travail souterrain qui prépare le miracle, on verrait non seulement la fleur, mais le patient travail de la vie qui l’a portée. Et peut-être apprendrions-nous à regarder le monde avec des yeux neufs.
La beauté est là, partout. Ce n’est pas elle qui manque. C’est nous qui oublions parfois de lever les yeux.
S’émouvoir d’une fleur qui s’épanouit nous rendrait-il meilleurs ? Plus attentifs, plus ouverts, plus compatissants ? Je ne sais pas, mais j’ai envie d’y croire.

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