Tu marches.
Le vent se lève,
secoue les branches nues.
L’hiver cogne.
Tout vibre autour de toi.
Les arbres frémissent,
le silence craque,
et dans ce tumulte,
quelque chose cède.
Le froid mord
les joues,
les doigts,
les pieds.
Il exige.
Tu obéis.
Tu t’avances encore.
Les ombres bleues se déplient,
tracent des chemins mouvants
qui t’entraînent loin d’ici.
Plus près de toi.
Tu arrives enfin
là où le froid réchauffe,
où le vent caresse,
où l’on marche sans résistance.

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