Hope : l’amie rêvée

3 Juin 2026 | Écriture, Réflexion

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On dit que la fic­tion naît de l’imag­i­na­tion. C’est vrai. Pour­tant, il me sem­ble qu’on ne peut pas écrire longtemps sans laiss­er quelques morceaux de soi dans ses his­toires.

Dans mon nou­veau roman, Hope est la meilleure amie de Romane. Elle est celle qui répond présente lorsque tout s’écroule. Celle qui tra­verse les tem­pêtes sans s’y per­dre.

Je me suis sou­vent demandé pourquoi ce per­son­nage occu­pait une place si impor­tante dans cette his­toire. Je crois avoir com­pris.

J’ai déjà per­du une amie sans jamais vrai­ment com­pren­dre pourquoi. Il n’y a pas eu de dis­pute. Pas de grand éclat. Seule­ment un silence qui s’est instal­lé peu à peu jusqu’à pren­dre toute la place. Pen­dant longtemps, j’ai cher­ché ce que j’avais fait. Ce que j’au­rais pu dire autrement. Ce que j’au­rais pu répar­er.

Pour être hon­nête, je n’ai jamais com­plète­ment tourné la page. J’ai juste appris, plus ou moins bien, à vivre avec cette absence.

Je crois aujour­d’hui que j’ai créé Hope parce que j’avais besoin d’imag­in­er une ami­tié qui résiste aux tem­pêtes. Une ami­tié qui reste. Une ami­tié capa­ble de tra­vers­er les cha­grins, les erreurs et les années. Au fond, peut-être ai-je sim­ple­ment décrit l’ami­tié que j’au­rais aimé vivre.

Les romans nous appren­nent par­fois des choses sur nous-mêmes que nous ne savions pas encore. Je crois que celui-ci m’a per­mis de com­pren­dre quelque chose que je por­tais depuis longtemps sans par­venir à le nom­mer.

Et lorsque des lec­tri­ces me dis­ent qu’elles aimeraient avoir une Hope dans leur vie, je crois com­pren­dre exacte­ment ce qu’elles veu­lent dire.

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