Hier, au Salon du livre de Granby, une lectrice s’est arrêtée devant ma table. Nous avons parlé d’Amalia, puis de Romane. Je lui ai raconté que l’histoire passe du Plateau Mont-Royal à Waterloo.
De fil en aiguille, j’ai découvert qu’elle venait elle aussi de Waterloo. Pendant quelques minutes, nous avons parlé de la ville : l’épicerie Foster, Sissi Buvette, la Maison de la culture, l’Espace Boho, la plage du lac et quelques autres lieux bien connus des gens d’ici.
Elle est repartie avec Romane, parce qu’elle trouvait merveilleuse l’idée de reconnaître sa ville dans un roman.
Pour tout avouer, chaque fois que quelqu’un achète mon livre, je trouve encore cela un peu irréel. Parce qu’au départ, il n’y avait qu’une femme seule devant son ordinateur qui inventait des histoires. Et bien avant cela, il n’y avait qu’une petite fille de six ans qui remplissait déjà des cahiers.
Je n’aurais jamais imaginé qu’un jour, des gens viendraient à ma rencontre pour discuter d’un roman qui se déroule dans l’Estrie de mon enfance.
Les histoires que l’on invente finissent souvent par nous ramener à la maison.
Et vous, y a‑t-il un lieu qui occupe une place particulière dans votre cœur ?

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