Sophie-Luce Morin

Écrivaine

L’Adieu au bateau

19 Nov 2025 | Amour, Écriture, Mes lectures, Réflexion

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Mon doux, que ce réc­it m’a chavirée, tant chaque mot a réson­né en moi. Un texte si vrai, si incar­né, qu’on croirait enten­dre son auteure nous le racon­ter de vive voix. Une his­toire qui con­tin­ue de réson­ner longtemps après la dernière page, et qui, pour ma part, m’a ramenée bien des années en arrière.

Je me suis revue en 2010, très exacte­ment le 25 décem­bre, quand l’aimé, l’ami, le père de mes enfants est décédé, ma main enroulée dans la sienne.

Ce qu’on attend d’un livre, c’est exacte­ment ce que Johanne Fournier nous offre : un espace à soi dans son his­toire à elle. Un lieu silen­cieux où nos pro­pres pertes trou­vent enfin un écho, où la douleur peut se dépos­er sans fard. À tra­vers son his­toire, son écri­t­ure, c’est le deuil de nos aimés qu’elle met en scène. Elle rou­vre nos déchirures, pour qu’on puisse les soign­er et les recoudre à notre rythme.

C’est cela, la lit­téra­ture : un pas­sage, un souf­fle qu’on se trans­met d’un cœur à l’autre pour dire : tu n’es pas seule.

Mer­ci, Johanne, pour cette parole partagée, pour cette tra­ver­sée vers la lumière. Je crois qu’il faut vivre la mort pour mieux aimer la vie.

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