Mon doux, que ce récit m’a chavirée, tant chaque mot a résonné en moi. Un texte si vrai, si incarné, qu’on croirait entendre son auteure nous le raconter de vive voix. Une histoire qui continue de résonner longtemps après la dernière page, et qui, pour ma part, m’a ramenée bien des années en arrière.
Je me suis revue en 2010, très exactement le 25 décembre, quand l’aimé, l’ami, le père de mes enfants est décédé, ma main enroulée dans la sienne.
Ce qu’on attend d’un livre, c’est exactement ce que Johanne Fournier nous offre : un espace à soi dans son histoire à elle. Un lieu silencieux où nos propres pertes trouvent enfin un écho, où la douleur peut se déposer sans fard. À travers son histoire, son écriture, c’est le deuil de nos aimés qu’elle met en scène. Elle rouvre nos déchirures, pour qu’on puisse les soigner et les recoudre à notre rythme.
C’est cela, la littérature : un passage, un souffle qu’on se transmet d’un cœur à l’autre pour dire : tu n’es pas seule.
Merci, Johanne, pour cette parole partagée, pour cette traversée vers la lumière. Je crois qu’il faut vivre la mort pour mieux aimer la vie.

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