Ici, le soleil ne se lève jamais tout à fait comme ailleurs.
La montagne retarde son arrivée et la canopée filtre sa lumière. Chaque matin, les rayons doivent trouver leur chemin entre les troncs, les aulnes, les feuilles et les fougères.
C’est peut-être pour cela que j’aime tant vivre ici. Rien ne se donne d’un seul coup. Même la lumière prend son temps.
Et lorsqu’elle atteint enfin le sol, quelque chose en nous s’apaise.

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