Besoin de bouger

Besoin de bouger

Hier, pen­dant ma sor­tie en forêt, je me suis rap­pelée que, pour écrire, j’ai besoin de marcher. De bouger. De respir­er l’odeur de la terre. Tout autour, la forêt vibrait douce­ment, me ramenant à l’oreille le bruisse­ment d’une con­ver­sa­tion anci­enne entre les...
Troquer des orchidées pour des violettes

Troquer des orchidées pour des violettes

Le désa­van­tage de vivre entourée d’arbres — et peut-être le seul, finale­ment — c’est que la canopée empêche la lumière du soleil de pénétr­er à l’intérieur des murs de ma mai­son, mal­gré la fen­es­tra­tion abon­dante. Ce manque de lumière affecte mes plantes,...
L’enfance ne nous quitte jamais vraiment

L’enfance ne nous quitte jamais vraiment

Quand les enfants sont là, la mai­son se trans­forme. Le lit devient un car­ré de pelouse qui n’attend que la nappe. Per­son­ne n’est oublié, ni le chien en peluche, ni les poupées. Tous parta­gent leur repas bien sage­ment, endi­manchés. Et je m’arrête, émer­veil­lée...
Toute mon œuvre tourne autour d’un manque

Toute mon œuvre tourne autour d’un manque

Je ne m’en suis pas ren­du compte tout de suite.Mais aujourd’hui, je le sais : toute mon œuvre tourne autour d’un manque. Un vide lais­sé par une présence fuyante.Une absence fon­da­trice. Mon père s’est enlevé la vie il y a plus de vingt-cinq ans.Le choc a été...
Pour toutes celles et ceux que la littérature a sauvés

Pour toutes celles et ceux que la littérature a sauvés

Il y a quelques jours, je vous racon­tais que j’ai dédié « Tu m’appelles Amalia » à toutes les petites filles qui cherchent leur père. Mais je l’ai aus­si dédié à toutes celles et ceux que la lit­téra­ture a sauvés.Parce que j’en fais par­tie. La...