Ce matin, la brume enveloppait tout. Depuis la maison, le paysage semblait silencieux, figé, encore endormi.
Et puis j’ai ouvert la porte, et le tumulte m’a saisie. Les oiseaux chantaient à gorge déployée. Le ruisseau grondait, ivre des pluies tombées ces derniers jours. Tout vibrait. Tout vivait. Cette immobilité feutrée n’était donc que calme apparent…
Alors je me suis rappelée que ce qu’on perçoit de loin n’est jamais limpide. Il faut s’approcher. Ouvrir la porte. Tendre l’oreille. Offrir son cœur. Ce que l’œil devine en surface ne suffit pas. La vie raconte toujours autre chose à qui prend le temps de l’écouter. Et parfois, dans le brouillard, se cachent de grandes vérités.
Ce matin, la brume enveloppait tout. Et j’ai choisi d’aller à sa rencontre.

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