Ce sanctuaire tissé de vert, de lumière, de sons et d’odeurs, c’est mon jardin. Je m’y recueille, j’y écris.
J’en prends soin comme d’un être aimé. Et lui, en retour, m’enseigne la patience, l’attention et l’écoute. Il m’invite au silence, à la lenteur, au présent.
Il n’est pas de lieu plus juste que le jardin pour ressentir le passage du temps. Chaque saison lui donne un visage singulier : l’hiver déploie ses jeux d’ombre et de lumière sur la neige, l’été offre l’abondance, l’automne les couleurs ardentes. Mais c’est au printemps, dans l’éveil fragile des plantes, que l’émerveillement me saisit le plus.
Peut-être parce que la beauté, quand elle surgit après l’attente, éclaire plus vivement nos regards.

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