Choisir la joie

24 Déc 2025 | Beauté, Illustrations, Réflexion

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À l’aube de la nou­velle année, vient le temps du bilan. Voici le mien.

Si je devais n’en retenir qu’un, le mot qui résumerait mon année 2025 serait « joie ». Une joie aus­si vibrante que mes illus­tra­tions, patiem­ment cul­tivée, ancrée dans toutes ces expéri­ences qui se sont mul­ti­pliées et m’ont portée.

Au-dessus de tous mes bon­heurs se trou­ve celui de partager ma vie avec mon héros, qui m’accompagne dans toutes mes aven­tures et rend mon quo­ti­di­en telle­ment plus lumineux. S’y glisse une grat­i­tude pro­fonde : celle de savoir tous les miens heureux et en san­té.

Du côté de l’écriture, l’élan a été immense. Pub­li­er « Tu m’appelles Amalia » et recevoir, en retour, tant de réac­tions chaleureuses m’a comblée — mer­ci à mes com­plices de La Rocade, Mylène Gilbert-Dumas et Elis­a­beth Trem­blay. En par­al­lèle, j’ai renoué avec la poésie, ce genre exigeant qui m’impose la lenteur et m’entraîne vers une explo­ration plus con­stante et plus fine de ma vérité intérieure — mer­ci à Nan­cy Reichl. J’ai aus­si achevé le pre­mier tome d’une série autour de la crise de la trentaine : vous pour­rez ren­con­tr­er Romane au print­emps prochain. À tout cela se sont ajoutées de nom­breuses lec­tures mar­quantes, celles qui éclairent, nour­ris­sent et me rap­pel­lent pourquoi les livres comptent tant. Et puis il y a mes cours en éthique, qui m’appellent au dépasse­ment et m’apprennent à penser plus loin, plus juste.
Le bon­heur de voir mon jardin s’épanouir, se den­si­fi­er et devenir, à chaque sai­son, plus habité, est tou­jours exal­tant.

Je con­tin­ue de décou­vrir ma forêt, peu­plée de géants, auprès desquels je me sens à la fois petite et invin­ci­ble. L’entraînement m’a apporté une énergie nou­velle : le corps apprend la dis­ci­pline, l’endurance, la con­stance, et me rend au cen­tu­ple les efforts con­sen­tis. J’ai aus­si fait de belles ren­con­tres, rich­es et lumineuses, qui ont élar­gi mon monde.

Quand je regarde cette année, je peux le dire sans hésiter : elle a été par­faite. Non pas parce que l’époque est ras­sur­ante — le cli­mat poli­tique m’inquiète, la crise cli­ma­tique aus­si, et j’ai peur, comme tant d’autres, pour l’avenir — mais parce que j’ai com­pris qu’habiter durable­ment la peur et la colère n’apaise rien et n’ouvre aucun chemin.

Garder un esprit joyeux dans le désor­dre du monde demande un effort et, pour être hon­nête, cer­tains jours, j’y arrive moins bien. C’est dans cette fragilité même que se loge, pour moi, le sens de cette pos­ture : la joie, lorsqu’elle est con­sciente et lucide, n’ignore pas les ten­sions extérieures et ne con­duit pas à l’inaction ; elle per­met de con­tin­uer d’agir, de créer et de pren­dre part au monde, sans s’alourdir de ce qui n’ajoute rien.

Je vous souhaite, pour 2026, une année pleine de joie, de fous rires, de petits et de grands bon­heurs. Une année viv­i­fi­ante et fidèle à ce qui vous ani­me.

Et à votre tour, s’il ne fal­lait retenir qu’un seul mot pour décrire votre année, lequel choisiriez-vous ?

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