À l’aube de la nouvelle année, vient le temps du bilan. Voici le mien.
Si je devais n’en retenir qu’un, le mot qui résumerait mon année 2025 serait « joie ». Une joie aussi vibrante que mes illustrations, patiemment cultivée, ancrée dans toutes ces expériences qui se sont multipliées et m’ont portée.
Au-dessus de tous mes bonheurs se trouve celui de partager ma vie avec mon héros, qui m’accompagne dans toutes mes aventures et rend mon quotidien tellement plus lumineux. S’y glisse une gratitude profonde : celle de savoir tous les miens heureux et en santé.
Du côté de l’écriture, l’élan a été immense. Publier « Tu m’appelles Amalia » et recevoir, en retour, tant de réactions chaleureuses m’a comblée — merci à mes complices de La Rocade, Mylène Gilbert-Dumas et Elisabeth Tremblay. En parallèle, j’ai renoué avec la poésie, ce genre exigeant qui m’impose la lenteur et m’entraîne vers une exploration plus constante et plus fine de ma vérité intérieure — merci à Nancy Reichl. J’ai aussi achevé le premier tome d’une série autour de la crise de la trentaine : vous pourrez rencontrer Romane au printemps prochain. À tout cela se sont ajoutées de nombreuses lectures marquantes, celles qui éclairent, nourrissent et me rappellent pourquoi les livres comptent tant. Et puis il y a mes cours en éthique, qui m’appellent au dépassement et m’apprennent à penser plus loin, plus juste.
Le bonheur de voir mon jardin s’épanouir, se densifier et devenir, à chaque saison, plus habité, est toujours exaltant.
Je continue de découvrir ma forêt, peuplée de géants, auprès desquels je me sens à la fois petite et invincible. L’entraînement m’a apporté une énergie nouvelle : le corps apprend la discipline, l’endurance, la constance, et me rend au centuple les efforts consentis. J’ai aussi fait de belles rencontres, riches et lumineuses, qui ont élargi mon monde.
Quand je regarde cette année, je peux le dire sans hésiter : elle a été parfaite. Non pas parce que l’époque est rassurante — le climat politique m’inquiète, la crise climatique aussi, et j’ai peur, comme tant d’autres, pour l’avenir — mais parce que j’ai compris qu’habiter durablement la peur et la colère n’apaise rien et n’ouvre aucun chemin.
Garder un esprit joyeux dans le désordre du monde demande un effort et, pour être honnête, certains jours, j’y arrive moins bien. C’est dans cette fragilité même que se loge, pour moi, le sens de cette posture : la joie, lorsqu’elle est consciente et lucide, n’ignore pas les tensions extérieures et ne conduit pas à l’inaction ; elle permet de continuer d’agir, de créer et de prendre part au monde, sans s’alourdir de ce qui n’ajoute rien.
Je vous souhaite, pour 2026, une année pleine de joie, de fous rires, de petits et de grands bonheurs. Une année vivifiante et fidèle à ce qui vous anime.
Et à votre tour, s’il ne fallait retenir qu’un seul mot pour décrire votre année, lequel choisiriez-vous ?

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