Ce matin, la forêt respire en sourdine.
Rien ne presse.
Même le jour avance à pas feutrés.
La neige s’est posée sur les branches,
révélant leurs lignes gracieuses,
leur beauté offerte au silence.
Elles craquent sous le poids, sous le froid.
Prêtes à céder à la moindre brise.
Et pourtant, elles tiennent.
Même courbées, même abîmées
Habitées par une force tranquille
qui traverse les hivers.

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