La nature parle une langue familière

21 Août 2025 | Écriture

Partagez

La nature par­le une langue qui m’est famil­ière. Dans la patience des arbres, leur résilience ou la fragilité d’une fleur, j’ai trou­vé des répons­es introu­vables ailleurs. Et en tant qu’écrivaine, c’est vers ce lieu que j’aime con­duire mes lecteurs.

 

C’est pourquoi mes textes pren­nent racine dans la nature. Il faut de la patience et un regard disponible. Je sème des phras­es comme on sème des graines au jardin, sans cer­ti­tude de la récolte. Par­fois, le texte refuse de ger­mer. Par­fois, au con­traire, une flo­rai­son sur­git, plus belle qu’espérée.

 

En décou­vrant ce cœur sculp­té dans l’arbre, j’ai recon­nu ma pro­pre démarche. Comme ce sculp­teur dans le bois, je taille dans la matière brute des mots pour ouvrir une lucarne. Le paysage, vu ain­si, se trans­forme en tableau. L’eau devient miroir, les hautes herbes s’érigent en écri­t­ure, et le ciel se glisse en toile de fond. Ce n’est plus seule­ment un décor : c’est un réc­it offert à qui veut bien s’y attarder.

Par le biais de la nature comme par celui des mots, je cherche ce regard sur le monde qui ouvre un pas­sage vers plus grand que moi. Un lieu où l’intime et l’universel se rejoignent, où la beauté, dis­crète et tenace, se fait mes­sagère.

0 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *