La nature parle une langue qui m’est familière. Dans la patience des arbres, leur résilience ou la fragilité d’une fleur, j’ai trouvé des réponses introuvables ailleurs. Et en tant qu’écrivaine, c’est vers ce lieu que j’aime conduire mes lecteurs.
C’est pourquoi mes textes prennent racine dans la nature. Il faut de la patience et un regard disponible. Je sème des phrases comme on sème des graines au jardin, sans certitude de la récolte. Parfois, le texte refuse de germer. Parfois, au contraire, une floraison surgit, plus belle qu’espérée.
En découvrant ce cœur sculpté dans l’arbre, j’ai reconnu ma propre démarche. Comme ce sculpteur dans le bois, je taille dans la matière brute des mots pour ouvrir une lucarne. Le paysage, vu ainsi, se transforme en tableau. L’eau devient miroir, les hautes herbes s’érigent en écriture, et le ciel se glisse en toile de fond. Ce n’est plus seulement un décor : c’est un récit offert à qui veut bien s’y attarder.
Par le biais de la nature comme par celui des mots, je cherche ce regard sur le monde qui ouvre un passage vers plus grand que moi. Un lieu où l’intime et l’universel se rejoignent, où la beauté, discrète et tenace, se fait messagère.

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