Quand les enfants sont là, la maison se transforme. Le lit devient un carré de pelouse qui n’attend que la nappe. Personne n’est oublié, ni le chien en peluche, ni les poupées. Tous partagent leur repas bien sagement, endimanchés.
Et je m’arrête, émerveillée par cette manière qu’ont les enfants de transformer l’ordinaire en fête. Ici, le plastique devient porcelaine, et la robe de chambre suffit à faire d’une poupée une reine. Il y a là une forme de magie, une liberté douce, une créativité sans effort, une joie sans attente.
Et je reste là un instant, comme devant un poème vivant. Un poème comme un jardin, qui ne demande qu’à être regardé.
Peut-être que l’enfance ne nous quitte jamais vraiment.

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