Au détour d’un sentier, l’écriture me convie.
Comme les racines tortueuses d’un arbre,
Mes mots creusent, cherchent une vérité enfouie.
Ils grattent le sol jonché d’épines et de feuilles mortes.
La terre a soif.
L’encre l’abreuve. L’encre me nourrit.
Je deviens arbre. Je suis arbre.
Mon corps se pare d’écorce.
Mes mots bruissent comme les feuilles du peuplier sous la brise.
L’encre est sève. L’encre est sang.
Et j’entends le chant des anciens,
leurs joies, leurs chagrins,
des traces incrustées dans la chair du monde

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