Si je fais des plans quand j’écris, je n’en fais aucun quand je jardine. Je plante comme on jette des couleurs sur une toile trop sage : aux coups de cœur.
Je n’aime pas les rangées, mais le désordre qui donne du relief au paysage. Il me faut du vif, du criard, du pimpant, cette audace un peu folle qui rend le fouillis lumineux.
Dans mon jardin échevelé, les rouges embrassent les mauves, les oranges se frottent aux verts tendres. Et ça pousse et c’est bon pour les yeux. Tant pis pour l’ordre. Tant mieux pour la vie.
Ce jardin, c’est un peu mon autoportrait : ébouriffé, foisonnant, imprévisible (bon, pas tant… ah ah !) et joyeusement vivant.

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