Aujourd’hui, je n’ai rien écrit. Ou peut-être que si.
J’ai parcouru mon jardin, obnubilée par mes azalées en feu. Les cœurs saignants, penchés comme en prière, semblaient me murmurer : « Ne presse pas le silence. Tout est parfait ainsi. »
Alors je me suis tue. J’ai laissé la lumière danser sur le mur et les feuilles frémir sous la brise.
Des phrases me sont venues. Je les ai regardées passer, comme on regarde un nuage glisser au loin.
J’étais là, bien présente à ce moment.
Et peut-être qu’au fond, c’est ça, écrire.

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