Regardez-moi ces beautés ! Elles mettent un peu de ce printemps qui tarde dans la maison, comme une promesse des fleurs à venir au jardin.
J’avoue qu’elles demandent beaucoup de soins. Je dois les arroser plusieurs fois par semaine, parce que sous les lumières artificielles, elles s’assèchent vite.
Mais prendre soin d’une plante, ce n’est pas seulement arroser. C’est apprendre à observer, à attendre, à répondre à un besoin qui ne s’exprime pas avec des mots.
Jardiner apaise. Et puis il y a cette responsabilité concrète : mes violettes, comme toutes mes autres plantes d’intérieur, dépendent de moi, entièrement. C’est une activité qu’on gagnerait à transmettre davantage à nos enfants. Dans certaines écoles, les élèves apprennent à faire un jardin. Je trouve ça essentiel.
Quand j’étais enfant, je passais des heures à nettoyer les plates-bandes de l’immense potager de mes parents. Je trouvais ça relaxant. Encore aujourd’hui, ce geste, pour moi, est comme méditer. C’est souvent un moment idéal pour écrire. J’ai d’ailleurs résolu plusieurs problèmes dans mes textes en désherbant.
Le vivant dépend du regard qu’on porte sur lui, de l’importance qu’on lui accorde et, parfois, des soins qu’on lui prodigue.

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