C’était la fête des Mères, dimanche dernier. À cette occasion, j’ai eu envie de vous partager les réflexions et questionnements qui m’habitent depuis quelque temps à propos de mon rôle de maman d’enfants devenus adultes, pour qui le temps est venu de trouver une autre façon d’aimer.
Ça n’est pas facile d’être celle qui veille sur eux sans intervenir ; celle qui veut les protéger des déceptions et des mauvaises décisions ; celle qui aimerait tant leur dire : « Je comprends ce que tu vis, ce que tu ressens, et j’ai une petite idée de ce que tu pourrais faire, parce que je suis déjà passée par là. »
Mais je ne le peux plus. Parce que mes enfants sont encore mes enfants, oui. Mais ils sont aussi devenus des adultes. Ils doivent suivre leur propre voie, faire leurs choix, commettre leurs erreurs et découvrir le monde avec leurs yeux.
Et c’est ça, le plus difficile : les laisser vivre leur vie. Les voir trébucher parfois, sans pouvoir les en empêcher. Ne pas intervenir quand tout en moi veut crier. Me taire quand j’aimerais tant les conseiller. Attendre, simplement. Être là. Et espérer que tout aille bien.
Mais comment ne pas m’inquiéter ? Ne pas me réveiller la nuit en pensant à l’un ou à l’autre qui traverse une difficulté ? Je crois que c’est impossible…
Je resterai toujours leur mère. Mais je dois apprendre à l’être autrement, en me rappelant qu’ils doivent apprendre à voler seuls, et leur faire confiance.
Les aimer sans fin, mais différemment. Voilà le vrai défi.

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