Le givre ourle les branches,
et le lac à moitié gelé retient son souffle.
Les conifères ploient doucement,
portant la mémoire du monde sur leurs épaules.
Dans ce silence de novembre,
ta voix portée par le vent,
ta main effleurant mon épaule,
et tes mots : cette beauté nous sauvera.
Je veux y croire.

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