Dans les fissures de la pierre, la vie creuse ses refuges. Les lichens tissent leurs colonies patientes, orange et gris, mais c’est ce bleu qui retient mon regard. Un bleu presque céleste, comme si un éclat de ciel s’était accroché au minéral.
Là où tout paraît inerte, stérile et hostile, surgit la vie.
Il suffit parfois d’un détail minuscule pour qu’un monde inattendu s’ouvre à nous. Et soudain, l’infime devient cosmos : ce paysage microscopique de lichen, invisible à l’œil distrait, réinvente un monde entier et bien vivant dans la fissure d’une roche.

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