Debout depuis cinq heures, mon café déposé sur la petite table, j’écris, lentement, dans le silence relatif du matin.
La pluie d’hier a laissé la pelouse trempée. Le jardin respire. Tout semble plus vert, plus vivant.
Benoîtes, narcisses, primevères et lilas sont déjà fanés. Les pavots ont pris la relève, épaulés par les iris et les pivoines, qui éclosent les unes après les autres.
Les oiseaux chantent encore. Les rayons du soleil traversent la canopée, zébrant le sol de longues lignes obliques.
C’est le plus beau moment de la journée.

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