Introvertis, extravertis… et si on sortait du cadre ?
On connaît les introvertis, tournés vers l’intérieur. On connaît les extravertis, qui s’épanouissent au cœur du groupe. Mais le psychiatre renommé Rami Kaminski propose un troisième terme : les otroverts.
Un mot qui n’existe pas (encore) en français
Le concept n’a pas encore été francisé. La forme la plus logique, en français, à l’image d’introverti et d’extraverti, serait sans doute otoverti. Mais le sens demeure le même : ces personnes qui, même entourées et appréciées, ne se sentent jamais totalement à leur place dans un groupe.
Ni timides, ni accros à la foule
Contrairement aux introvertis, ils ne sont pas timides ni réservés. Contrairement aux extravertis, ils ne s’épanouissent pas dans la foule. Souvent appréciés, parfois même populaires, les otovertis privilégient les échanges authentiques aux grandes assemblées et puisent leur créativité dans l’indépendance. Dès qu’ils se retrouvent au sein d’un vaste groupe, un sentiment de distance, voire d’étrangeté, s’installe.
La force d’un pas de côté
Dans une société qui valorise avant tout l’appartenance et la conformité, les otroverts ont souvent traversé leur vie en se sentant incompris. Kaminski montre pourtant que ce « pas de côté » est un atout précieux : il permet de se libérer de la pression de plaire et de rester pleinement soi-même.
Lire pour mieux se reconnaître
The Gift of Not Belonging est une invitation à reconnaître et célébrer cette singularité. Un guide lumineux pour transformer le sentiment de « ne pas appartenir » en une source de liberté et de force intérieure. Je ne l’ai pas encore lu, mais il est déjà sur ma liste, et j’ai bien hâte de m’y plonger pour en savoir plus sur ce concept.
Quand les mots deviennent un miroir
Découvrir ce mot a été pour moi une révélation. Enfin, un terme posé sur une réalité longtemps indicible. D’aussi loin que mes souvenirs remontent, je marche à côté du groupe, en léger décalage, comme si j’étais spectatrice d’une scène qui se joue devant moi. J’ai souvent eu l’impression de vivre comme une passagère venue d’ailleurs, intégrant les groupes sans jamais m’y fondre et même, sans toujours en comprendre les règles du jeu. Et c’est dans la foule que ma solitude s’est toujours faite la plus lourde, aussi fidèle qu’une ombre qui me suis partout.
Se dire enfin : otovertie
Alors oui, je me découvre otoverte. Et je peux dire aussi : je suis une otovertie. Quel soulagement de mettre enfin des mots sur ce que je ressentais depuis toujours !
Et vous, est-ce que vous vous reconnaissez dans ce portrait ? Moi : tellement !

Je me retrouve totalement dans cet article. Avec une préférence marquée pour les relations vraies, le partage dans sa vulnérabilité. On n’a pas besoin de bruit. Et cette divergence crée l’espace nécessaire pour créer.