J’ai reçu cette liatris d’un voisin, il y a quelques années. Depuis, elle revient à chaque saison, fidèle. Éclatante, fière et légèrement impertinente, elle pousse droite, tendue vers le ciel comme un point d’exclamation jeté au cœur du fouillis.
De loin, on dirait une chevelure en délire posée sur un épi. De près, on découvre la finesse de son architecture : les filaments mauves, les spirales légères, un chaos apparent, savamment ordonné par la nature.
Le jardin est un poème infini. Il s’étire, se transforme, et murmure encore, même quand on croit qu’il dort.

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