Jardiner, c’est renoncer au contrôle. Rien n’y pousse exactement comme on l’avait imaginé. La pluie tombe trop fort, le soleil se fait attendre, les limaces s’invitent sans y être conviées. Mais c’est dans ce désordre même que surgit la beauté.
L’écriture aussi dérange nos plans, déjoue nos attentes. Il faut apprendre à suivre la phrase comme on suit une tige fragile qui cherche sa lumière. Il faut laisser faire, sans renoncer. Observer, accueillir, ajuster.
Et chaque matin, recommencer.

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