Le matin s’installe doucement. La lumière feutrée traverse la canopée en longs traits obliques. Les oiseaux chantent à qui mieux-mieux. Je les vois passer d’un arbre à l’autre, ailes battantes, comme s’ils saluaient le jour. Il y a dans l’air une paix rare, un souffle de grâce qui appelle l’inspiration.
J’ai toujours aimé les arbres. Pas seulement pour leur beauté, mais pour leur présence tranquille. Leur ombre rafraîchit sans envahir. Le froissement de leurs feuilles m’apaise. Ils créent un espace où je me sens en sécurité.
C’est là, dans ce refuge vivant, que j’aime écrire, à l’heure où le jardin s’éveille.
Écrire, c’est comme jardiner : les mots, eux aussi, germent, s’élancent, trouvent leur forme lorsqu’on met de côté toute attente.
Écrire, c’est être attentif au présent. Il faut être là, vraiment. Accueillir ce qui vient, sans presser le pas. Et parfois, ne rien faire d’autre que d’écouter et de se rendre disponible.

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