Les violettes sont revenues dans ma vie. Elles me rappellent cette période de ma jeunesse où j’apprenais à cultiver des plantes d’intérieur.
À l’époque, le choix était assez restreint : philodendrons, plantes araignées, fougères, notamment, et bien sûr, les violettes africaines ! Il me semble que chaque famille en possédait une, posée sur le rebord d’une fenêtre. Ai-je rêvé cela ?
J’avoue avoir acheté ma première violette un peu par dépit. Dans ma maison perdue au creux de la forêt, la lumière naturelle filtre à peine à travers les fenêtres, laissant les pièces dans une pénombre douce à laquelle j’ai fini par m’habituer. Mais mes orchidées, amoureuses du soleil, n’y trouvaient plus leur place. Même sous les lampes adaptées, elles semblaient dépérir. J’étais en manque de couleur.
Quand j’ai constaté que les violettes se plaisaient ici, j’en ai acheté une autre, puis trois… puis vingt. Elles vivent bien sous les lampes adaptées, où elles s’épanouissent tranquillement. Et contrairement aux orchidées, elles aiment la lumière des néons, qui les fait fleurir presque tout le temps !
J’en ai même offert une à ma mère, ce qui a donné envie à ma petite sœur de les cultiver elle aussi ! La passion des fleurs est facile à transmettre !
Celle que je vous montre est éblouissante. Je n’en connais pas le nom, malheureusement. Mais je sais qu’avec cette première violette achetée un peu par dépit, j’ai découvert une compagne fidèle, qui ajoute une touche de gaieté dans ma vie en fleurissant sans relâche, et me rappelle que la joie se cultive, elle aussi, jour après jour.

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