L’enfance ne nous quitte jamais vraiment

L’enfance ne nous quitte jamais vraiment

Quand les enfants sont là, la mai­son se trans­forme. Le lit devient un car­ré de pelouse qui n’attend que la nappe. Per­son­ne n’est oublié, ni le chien en peluche, ni les poupées. Tous parta­gent leur repas bien sage­ment, endi­manchés. Et je m’arrête, émer­veil­lée...
Toute mon œuvre tourne autour d’un manque

Toute mon œuvre tourne autour d’un manque

Je ne m’en suis pas ren­du compte tout de suite.Mais aujourd’hui, je le sais : toute mon œuvre tourne autour d’un manque. Un vide lais­sé par une présence fuyante.Une absence fon­da­trice. Mon père s’est enlevé la vie il y a plus de vingt-cinq ans.Le choc a été...
Pour toutes celles et ceux que la littérature a sauvés

Pour toutes celles et ceux que la littérature a sauvés

Il y a quelques jours, je vous racon­tais que j’ai dédié « Tu m’appelles Amalia » à toutes les petites filles qui cherchent leur père. Mais je l’ai aus­si dédié à toutes celles et ceux que la lit­téra­ture a sauvés.Parce que j’en fais par­tie. La...
À toutes les petites filles qui cherchent leur père

À toutes les petites filles qui cherchent leur père

J’ai dédié Tu m’ap­pelles Amalia à toutes les petites filles qui cherchent leur père. À celles pour qui l’absence laisse un vide qu’aucune réponse ne vient combler. À celles qui gran­dis­sent avec des ques­tions trop graves pour leur âge. Tu m’appelles Amalia, c’est...
Je relis, je rature, je recommence

Je relis, je rature, je recommence

Je n’écris pas vite.Je relis, je rature, je recommence.Je replace une vir­gule, puis je l’enlève, puis je la remets, puis…Chaque page me regarde avec un sour­cil levé.Même à deux doigts de l’impression, je trou­ve le mot de trop.Ou le mot qui manque… Créer, pour moi,...