Sophie-Luce Morin vit en Estrie, entourée de son héros, de la forêt et de ses livres. Elle raffole du chocolat, parle aux plantes, cherche inlassablement le mot juste et peut dire une bonne douzaine de niaiseries par jour. Passionnée de jardinage et de musique, elle cultive l’harmonie comme on cultive un jardin : avec patience, écoute et émerveillement. Formée en littérature, en psychologie et en éthique, elle écrit des histoires depuis qu’elle sait tenir un crayon. Elle croit au pouvoir des mots pour semer du sens… et parfois un peu de résistance.
Photo © Catherine Trudeau, 2025
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Romane
On parle souvent de ruptures amoureuses. Rarement de ce qu’elles emportent avec elles…
En quittant Philippe, Romane ne perd pas seulement un amour. Elle perd aussi Léa, la petite fille qu’elle aimait comme la sienne. Un deuil immense, qu’elle doit porter seule. À l’approche de la trentaine, elle se retrouve là où elle ne pensait plus revenir : célibataire, sans enfant.
Autour d’elle, la vie continue, entre le travail, une patronne intransigeante et des voisins tapageurs qui lui volent ses nuits. Heureusement, il y a Hope, sa meilleure amie, et Waterloo, le village où elles ont grandi. Sans oublier Mathilde, sa mère, farouche gardienne des secrets qui entourent la mort du père.
Entre deuil, désir de maternité et tabous familiaux encore à l’oeuvre, Romane découvre que certains liens ne se rompent pas. Ils persistent, autrement.
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Tu m’appelles Amalia
« Selon mes calculs, cela ferait au moins six millions quarante-huit mille secondes que je macère ici ; cent mille huit cents minutes que j’ai perdu la tête ; mille six cent quatre-vingts heures à ne voir qu’une image floue de moi-même — car il n’y a pas de surfaces réfléchissantes, hormis les fenêtres, dans cette pièce. Soixante-dix jours à boire et à manger dans de la vaisselle de plastique. Bien sûr, ces calculs sont approximatifs : il n’y a pas de calendrier ni même d’horloge ici. Si je sais à peu près où me situer dans le temps, c’est grâce au journal que je tiens depuis que mes blessures se sont résorbées. »
Comment Jeanne Rivard s’est-elle retrouvée dans cette chambre, auprès de cet homme qui prétend être son père et qui l’appelle Amalia ? Les souvenirs épars qui remontent à la surface ne concordent en rien avec ce que cet inconnu lui raconte du passé.
Tout au long de ce thriller psychologique redoutablement efficace, la jeune fille tente d’échapper à son ravisseur. Et puisqu’il faut bien meubler les longues heures passées enfermée avec elle-même, elle écrit. Mais traque-t-elle les bons souvenirs ? Et si elle n’avait plus toute sa tête ? N’entend-elle pas des voix ?
Il suffit de peu, parfois, pour que la fiction prenne le pas sur le réel.
Mes publications
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Mes réflexions…
Le temps qu’on donne aux fleurs
Je me suis tellement reconnue dans l’amour d’Earl pour ses fleurs. Parce que lorsqu’on aime jardiner, on sait à quel point tout cela peut sembler un peu déraisonnable. Le temps qu’on y passe. L’énergie qu’on y met. Tout ça pour une pivoine qui fleurira quelques jours, pour des hémérocalles que les…
La vraie vie d’une écrivaine
En général, la vie d’écrivain est beaucoup moins spectaculaire. On écrit dans la vraie vie, avec tout ce qu’elle contient : les obligations, les imprévus, les journées trop courtes et, parfois, quelqu’un qui utilise une scie dans la pièce à côté de son bureau. Il faut apprendre à se concentrer…
Livres Lac Brome
Livres Lac-Brome, cette librairie si étroitement associée à l’univers de Louise Penny, est un endroit magique, chaleureux et accueillant ! Au rez-de-jardin se trouve le Café Three Pines, qui donne sur la rivière. Je pouvais presque voir mon écrivaine chouchou assise dans un fauteuil, un livre à la main, en…
L’origine de Romane
Je ne voulais surtout pas écrire un roman triste. Je voulais raconter les épreuves, mais aussi les amitiés qui nous soutiennent, les situations absurdes qui nous font rire malgré nous et cette obstination de la vie à faire renaître l’espoir là où on ne l’attendait plus.
Sur les sentiers de l’Estriade
En regardant cette œuvre au milieu des arbres, je me suis posé une question toute simple : à quoi ressemblerait notre quotidien sans les artistes ? Sans ceux qui nous font rire, pleurer, réfléchir, rêver ou espérer ? Sans ceux qui transforment une histoire, une mélodie, une toile ou un…
Ce qui tient le monde
Dans un jardin comme dans un roman, l’essentiel ne se révèle pas toujours au premier regard : il faut parfois le chercher sous la surface ou entre les lignes.
Nos maisons nous racontent
Les livres occupent beaucoup de place chez moi, mais les souvenirs aussi. Ces objets racontent un peu d’où je viens, par où je suis passée. Mais ce sont encore les livres qui occupent le plus d’espace.
Même la lumière prend son temps
La montagne retarde son arrivée et la canopée filtre sa lumière. Chaque matin, les rayons doivent trouver leur chemin entre les troncs, les aulnes, les feuilles et les fougères.
Du Plateau Mont-Royal à Waterloo
Chaque fois que quelqu’un achète mon livre, je trouve encore cela un peu irréel. Parce qu’au départ, il n’y avait qu’une femme seule devant son ordinateur qui inventait des histoires. Et bien avant cela, il n’y avait qu’une petite fille de six ans qui remplissait déjà des cahiers. Je n’aurais…
Pas tout à fait moi. Pas tout à fait une autre.
Avec le temps, il m’est apparu que cette photo de moi ne racontait pas seulement l’histoire de Romane. Elle racontait aussi quelque chose qui traverse tout le roman : les blessures invisibles, les deuils silencieux, les questions que l’on porte en soi sans toujours pouvoir les nommer.
Événements à venir
samedi 29 août 2026 de 10h à 16h
Salon des Pommes
Le samedi 29 août, je participerai pour une deuxième année au Salon clandestin des pommes, à Mont-Saint-Grégoire. Installé en pleine nature, au cœur d’un verger où flotte déjà un petit air d’automne, ce salon possède une atmosphère tout à fait unique.
L’an dernier, j’avais été impressionnée par la foule et par l’enthousiasme des visiteurs, qui repartaient les bras chargés de livres. C’est un de ces lieux où l’on sent que les livres sont véritablement attendus.
Cette année encore, je vous y attendrai avec Romane, Tu m’appelles Amalia et le plaisir de jaser littérature. Venez me voir de 10 h à 16 h !
Adresse :
Érablière Charbonneau
45, chemin du Sous-Bois
Mont-Saint-Grégoire (Québec)

















